Prison d'Eysses : ENCORE UNE... AGRESSION !

09/11/2018

 

A Eysses, les journées en détention ne se ressemblent pas. Comme mentionné dans un précèdent tract, on ne sait jamais les prétextes qui vont les rendre pénibles ou catastrophiques. Personne ne peut démentir cette assertion tant elle symbolise à elle seule, notre quotidien.

 

Et rien ne semble pouvoir s’arranger.

 

Ce 8 novembre, vers 10 h, un détenu force le passage d’une grille palière, alors que la surveillante fait sortir des rendez-vous infirmerie. Il la pousse des deux mains et l’invective. La cause ? La simple volonté d’un travail bien fait, lors de l’ouverture, durant laquelle on doit s’assurer de la présence vivante de nos pensionnaires; uniquement cela...

 

Même ce b.a.-ba enseigné à l’ENAP devient de plus en plus ardu à appliquer.

 

Elle réussit, avec l’aide d’un auxiliaire, à le refaire entrer dans l’aile, mais il revient à la charge avec des menaces de représailles extérieures.

 

A l’amorce de sa mise en prévention, il barde le chef de deux coups de poings au visage. S’en suit l’intervention courageuse des surveillants du bâtiment avant l’arrivée des renforts suite au déclenchement de l’alarme. Dans ce tumulte, les auxiliaires ne déméritent pas et un des agents se cogne fortement le crâne.

 

Avec toute la témérité et la prestance qu’on lui connait, le chef mènera l’intervention à son terme.

 

Nos collègues présents au moment des faits ont deux jours d’ITT avec un traumatisme crânien pour l’un d’eux, et le lieutenant qui a le nez fracturé part pour huit jours !!

 

Le Syndicat Local Force Ouvrière salue l’action menée par les agents présents, sans lesquels les conséquences auraient pu être tragiques. Quant à Michel, ce chef exemplaire, reçois toute notre gratitude et notre respect. L’ensemble des agents concernés se verra soutenu dans ses démarches par un syndicat voué à sa cause.

 

Mais où travaille-t-on, bon sang ? Après cela, comment ne pas être indigné ?

 

Qui peut se targuer d’apprécier travailler en détention ? Ceux qui y vont n’ont pas le choix pour faire vivre leur famille, mais à quel prix ?

 

La coupe est pleine depuis trop longtemps !!!

 

Le Syndicat Local Force Ouvrière impose le transfert de ce détenu et emploi le reste de sa colère pour remettre sur le devant de la scène cette sempiternelle liste de doléances trop bien connue de nos supérieurs locaux et régionaux.

 

Madame la Directrice, il est grand temps de montrer plus de fermeté et de penser à des transferts de détenus afin de rompre ce sentiment d’impunité.

 

Le Syndicat Local Force Ouvrière souhaite un prompt rétablissement à Myriam, Jean-Pierre et Michel.

 

Lire le communiqué

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