Prison de Fleury-Mérogis : Un personnel à genou...

 

Depuis le mouvement social du mois de janvier, les maux des personnels ne trouvent pas écho dans le relevé de conclusion signé par UFAP. Bien au contraire un sentiment de frustration et de démotivation gagne le terrain tant sur les coursives que dans les bureaux !

 

Parallèlement depuis plusieurs mois le bureau local Force Ouvrière ne cesse d’alarmer la direction locale sur les nombreuses exactions des détenus. Et en particulier cette flambée de violence sur le personnel au sein de nos différentes détentions.

 

Aucun répit n’est concédé aux personnels, les week-ends ne font pas exception à la règle d’une voyoucratie de plus en plus vindicative. À ce rythme notre établissement figure parmi les plus mauvais élèves de notre baromètre de la souffrance au travail.

 

Ainsi le samedi 22 septembre vers 17h00 au bâtiment D5, un détenu se montre récalcitrant à la fouille intégrale prévue à l’issue de son parloir. Comme un refrain qui tourne en boucle, il bouscula notre collègue Kévin au torse avant de lui asséner un coup de tête au niveau des lèvres. Les collègues interviennent rapidement mais la maîtrise fut difficile au vu de la résistance du détenu.

 

Notre collègue sera pris en charge et est particulièrement choqué !!Quant au détenu il sera escorté par les ELAC au quartier disciplinaire où il grossira les effectifs ! À moins qu’il ne soit déclaré incompatible !

 

Le même jour, une très grosse bagarre éclate entre détenus sur cour de promenade du bâtiment D4, les agents des autres structures ont été sollicités avec l’appui des ELAC pour sécuriser le retour et extraire les blessés.

 

Le bureau local Force ouvrière félicite le personnel pour la gestion de cet incident et dénonce des cours de promenade devenues incontrôlables mettant à rude épreuve les nerfs des personnels.

 

De plus le dimanche 23 septembre vers 9h00 lors du départ promenade sur le bâtiment D5, un détenu connu pour son profil psychologique instable s’en prend à notre collègue Aurélien lors de l’ouverture de la cellule. Il bouscula l’agent avant de le saisir par le col, laissant ainsi des traces de griffures. Les collègues interviennent rapidement sur l’agresseur pour éteindre ses intentions obscures !

 

Le même jour au quartier mineur du bâtiment D4 , deux minots s’inventent des talents de pyromane en mettant le feu à leurs cellules quasi-simultanément, les agents interviennent rapidement avec sang froid et professionnalisme. Bilan un agent intoxiqué par la fumée !

 

À force de jouer avec le feu, on se brûle !

 

Le bureau local Force ouvrière apporte son soutien aux personnels qui font preuve de professionnalisme , de dévouement et de courage. En dépit d’un contexte particulièrement tendu et difficile qui jonche leur quotidien et sape leur moral : violences à répétitions, menaces, insultes, épuisement professionnel, burn-out, absentéisme, tournevis disciplinaire (sanctions et étranglement disciplinaire), etc....

 

Par ailleurs le bureau local Force Ouvrière exige une politique de fermeté à l’égard des détenus pour endiguer cette overdose de violence tous azimuts !!

 

Lire le communiqué

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