Prison de Clairveaux : Droit de Réponse à l'association 100% anti-gradés

06/06/2018

 

C'est dans un contexte d'élections professionnelles que le syndicat minoritaire anti-gradés fait entendre parler de lui sur la scène Clairvaux, afin de faire croire à son utilité indispensable. L'utilité de toujours rabaisser l'OS majoritaire ainsi que ses adhérents de façon peu courageuse par des écrits envoyés directement à la direction interrégionale.

 

Où se trouve le temps où les personnes se rassemblaient pour discuter d'un point de divergence dans l’intelligence mutuelle. Ne serait-ce pas la base du respect entre les humains, le respect des opinions ? Au contraire aujourd'hui la facilité est d'écrire tout de suite au sommet de la hiérarchie pour dénoncer et ainsi semer les graines de la discorde, dans un établissement qui pourtant fonctionne très bien.

 

Messieurs, vous qui vous plaignez de ne par être invité au CTS, sachez que pour assister à cette instance il faut être représentatif et avoir un ou des sièges. Seulement votre association ne représente que de la partie excluant les gradés, les officiers, les PA, les SPIP et les personnels techniques, votre représentativité alors discriminatoire en prend un mauvais coup. En effet lors d'un CTS on représente l'ensemble des corps d'un établissement, c'est le minimum.

 

Vous faites souvent allusion à la mafia FO, comme les graffitis dans le Mirador 3 l'attestent. Qui use de la propagande anti FO ? Qui tente d'acheter les jeunes recrues en déployant une panoplie gratuite d'accessoires, stylos et compagnie ? Sachez que tout cela ne fera pas de vous des gens crédibles. La crédibilité justement est justifiée dès lors que l'on fait preuve d'exemplarité. Les casseroles font du bruit et les faits survenus dans le milieu professionnel sont là. Soyez irréprochables et on vous écoutera.

 

Ne parlons pas du manque de respect que vous avez envers votre hiérarchie, la façon de répondre ou même le caractère insultant de certains propos. Soyez heureux d'avoir face à vous des personnels gradés si conciliants qui auraient pu sanctionner à de maintes reprises ces attitudes déplacées. La « politique de la terreur », la « malveillance « ainsi que la « tolérance zéro » dont vous faites mention sont irréelles.

 

Insultant comme dans votre tract, où vous mentionnez une figure de la pénitentiaire, dont son sacrifice ultime, force le silence et le respect. Honte plus marquante encore que de le citer, c'est en effet de faire une faute à son nom. C'est une insulte envers ce sacrifice que vous faites. Vous ne méritez pas de porter l'écusson de la maison centrale de Clairvaux, mère de nombreuses valeurs pénitentiaire.

 

Enfin, ne faites pas d'un cas isolé une généralité, les stagiaires à Clairvaux se sentent bien et témoigneront ne ressentir aucune pression ou harcèlement. Il semble que recadrer un personnel est pour vous systématiquement synonyme de « harcèlement ». Il s'agit du rôle naturel d'un gradé et encore plus du formateur, pour le bien professionnel de l'agent.

 

Voilà, il n'est pas dans les habitudes de notre organisation syndicale d'être contre productive à votre image, en critiquant, mais plutôt d’avancer pour notre établissement et pour TOUT le personnel. Mais parfois la vérité doit être rendue publique. Il est dommage d'en arriver à ce stade, et c'est pas de gaieté de cœur que ce tract est publié.

 

Vous faites honte à Clairvaux et aux valeurs qui sont les siennes, en écrivant votre torchon signé le bureau local « en direct de la coursive ». Sérieusement regardez vous dans le miroir le matin, n'y a t'il aucun problème ?

 

Force Ouvrière appelle néanmoins à l’apaisement, et soutient l'ensemble des personnels visés par le tract en question.

 

Force Ouvrière demande la mise en place d'un soutien psychologique pour notre collègue « traumatisé » ainsi qu'une sanction exemplaire pour la personne détenue concernée. Pour le reste nous faisons confiance à l'administration qui enquêtera sur les circonstances précises des événements...
 

Lire le communiqué

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