Prison de Grasse : Établissement sous tension !

07/12/2017

 

Le 5 décembre, au 2ème étage du bâtiment A, un détenu a eu la brillante idée de mettre le feu à sa cellule. Le drame a été évité grâce à l’intervention rapide et efficace des personnels qui l'ont extrait des flammes avant qu'il ne soit trop tard. L'apprenti pyromane sera finalement placé au quartier disciplinaire.

 

Les agents présents seront légèrement incommodés par les fumées, mais le bilan reste miraculeusement très léger.

 

Ce même détenu, manifestement sous l'emprise d'une substance non identifiée, s'est de nouveau manifesté défavorablement dès le lendemain. Lors d'une extraction médicale d'urgence, dans le véhicule des sapeurspompiers qui l'emmenait vers l’hôpital, il a tenté de subtiliser les clés et l'émetteur-récepteur du surveillant qui l'escortait. Ce dernier est parvenu à repousser son agresseur et le maîtriser. Par la suite, à l’hôpital, ce détenu tentera à plusieurs reprises de fausser compagnie à son escorte.

 

Ces faits doivent clairement être qualifiés de tentative d'évasion !

 

Mais le forcené ne s'est pas arrêté là. Lors de la consultation à l’hôpital il est de nouveau passé à l'acte en agressant le surveillant, sans raison apparente. Avec l'aide du chef d'escorte, le détenu sera finalement maîtrisé.

 

Bilan pour le collègue : un coup de poing au visage !

 

• Force Ouvrière félicite l'ensemble des agents ayant eu à gérer cet énergumène et les multiples incidents qu'il a généré.

 

• Force Ouvrière apporte son soutien au collègue lâchement agressé et félicite son sang-froid et ses réactions exemplaires face à un détenu aussi imprévisible qu'agressif.

 

• Force Ouvrière exige que le niveau d'escorte de ce détenu soit réévalué et que ce dernier soit poursuivi pour l'ensemble de ces faits (tentative d'évasion, agression).

 

• Force Ouvrière ouvre de nouveau le débat sur le danger des extractions médicales d'urgence en réaffirmant qu'il est impératif que 2 agents soient présents dans le véhicule pour escorter le détenu.

 

Mais surtout, Force Ouvrière s'inquiète de la tension qui règne au sein de notre détention. A ces fâcheux événements s'ajoutent en effet la récente saisie d'une arme blanche de fabrication artisanale avec une impressionnante lame de 14 centimètres !

 

S'ajoutent également les multiples projections (ou tentatives), les saisies régulières de drogue, de téléphones portables, d'argent liquide... Il est évident qu'un important trafic sévit dans nos murs, et la présence d'armes blanches doit inquiéter au plus haut point notre hiérarchie et l'engager à prendre des mesures pour tenter d'enrayer ce trafic avant qu'un drame ne survienne.

 

Une fouille, à minima sectorielle, de l'établissement semble plus que nécessaire !

 

Ce dont a besoin la Maison d'Arrêt de Grasse c'est d'ordre et de sécurité. Nous n'y parviendrons qu'au prix d'une présence renforcée des personnels en détention. L'heure n'est donc pas à la gestion comptable...

 

Force Ouvrière s'oppose et s'opposera toujours à toute tentative de réduction des heures supplémentaires induisant une dégradation de la couverture des postes et un affaiblissement du niveau de sécurité des agents et de l'établissement.

 

Les fêtes de fin d'année approchent, chacun sait que c'est une période très sensible. Les personnels ont beau faire preuve de professionnalisme et de volonté... La chance pourrait bien tourner un jour !

 

Lire le communiqué.

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