Fleury-Mérogis : QUARTIER MINEUR Une histoire de jus…

  

La gestion de la population pénale au sein du quartier mineur repose avant tout sur un équilibre fragile entre dialogue et discipline. Et ça, les agents de cette entité spécifique n’ont pas attendu de se faire taper dessus pour le comprendre.

 

Hier encore, un détenu mineur s’en prend à un agent, et le mobile de l’agression est tout aussi absurde que son passé carcéral est fourni !

 

Vers 12h00, lors de la distribution du repas, le « minot » refusera de se lever pour prendre son repas tout en utilisant un dialecte basé sur la parenté et le métier de péripatéticienne, devenu trop familier dans nos coursives. Comble du malheur pour ce dernier, il lui manque sa brique du jus de fruit ! Et nous revoilà donc parti dans des discussions pour tenter de le ramener à la raison et de rétablir le calme dans la détention.

 

Après une pluie d’insultes sur la gradée et l’agent, le détenu pousse notre collègue au niveau du torse. L’alarme est alors déclenchée, l’agresseur maîtrisé et les renforts l’emmèneront en prévention au quartier disciplinaire !

 

Si cette affaire démontre une réalité, devenue tristement quotidienne dans les geôles françaises, le syndicat local Force Ouvrière s’inquiète d’autant plus quant à la gestion de cette personne détenue.

 

Arrivé par MOS il y a deux mois depuis la maison d’arrêt de Villepinte avec un dossier disciplinaire faisant état d’agression sur personnel, sur codétenu et menace de mort, il était attendu que les mesures soient adaptées à son arrivée sur Fleury-Mérogis.

 

Onze compte rendus d’incident en six mois sur les deux établissements, un nombre conséquent de changement de cellule et la frustration des agents, tous corps et tous grades confondus, qui voient l’énergumène monter en puissance depuis ces dernières semaines !

 

Et on ne peut que comprendre cet état de fait au vu de certains éléments. Il y a moins d’un mois, ordre était donné aux agents de s’équiper pour aller le chercher dans sa cellule après que ce dernier ait insulté l’officier. Mais alors que les agents en tenues pare-coups sont prêts et positionnés, le même officier décide de rentrer seul et de discuter avec le détenu, négociant le changement de cellule !

 

Mieux, au debriefing qui suivra, un membre de l’équipe d’intervention indiquera son malaise face à cette ingérence qui aurait pu créer un sur-incident, il se fera rappeler à l’ordre puis convoquer chez le Directeur qui taclera en règle cet agent !

 

Force Ouvrière exige que ce détenu soit sanctionné au maximum de 7 jours de quartiers disciplinaires conformément aux dispositions des articles R. 57-7-36 et R. 57-7-48, ainsi que son transfert à l’issue.

 

Force Ouvrière félicite les agents du Quartier Mineur pour leur professionnalisme et leur patience.

 

Les stigmates de l’agression des six agents du Quartier Mineur en avril dernier sont encore visibles, et si le dialogue doit être de mise avec la population pénale mineure, il y a un moment où l’autorité ne doit plus être occultée au bénéfice d’une paix sociale qui a déjà sacrifié trop d’agent !

Lire le communiqué

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