Prison de Val-de-Reuil : Violence sur personnel

 

La mauvaise coutume des week-ends « merdiques » où le personnel rolivalois est victime de violence persiste. Tout débuta ce samedi aux alentours de 15h15 lorsqu’un détenu affecté au bâtiment C insulte le surveillant au distributeur tout en tapant violemment contre la porte de sa cellule.

 

Alertés par les bruits, les surveillants se rendent immédiatement à la cellule afin de mettre fin au tapage. À l’ouverture de la porte de cellule, après avoir essayé de raisonner le détenu, celui-ci se saisit d’une assiette et tente de porter un coup au visage du surveillant. « In extremis » le surveillant parvient à éviter le coup et enclenche une maîtrise du détenu aidé par les surveillants venus en renforts.

L’intervention fut immédiate et la mise en prévention fut nécessaire. Malgré le menottage du détenu, celui-ci se rebelle avec véhémence au cours de la mise en prévention. Bien conscient du danger imminent, par précaution le premier surveillant demande à plusieurs surveillants de s’équiper afin de prendre le relais.

 

RÉBELLION ET VIOLENCE

 

Au quartier disciplinaire, le détenu tente de se débattre en étant de plus en plus virulent. En effet, après l’épisode du bouclier défectueux, voici une lanière de casque qui cède face à la violence du détenu. Professionnels et courageux, les surveillants parviennent tout de même à maîtriser totalement ce détenu mais pas sans conséquence. Un surveillant a malheureusement reçu de nombreux coups au visage ainsi qu’une entorse au pouce. Un second surveillant a quant à lui reçu plusieurs crachats au visage.

 

Seconde mise en danger du personnel, aujourd’hui, lors de la remontée promenade du bâtiment C, un détenu sonne à plusieurs reprises au portique de sécurité. Le gradé présent ordonne un passage du magnétomètre que le détenu refuse. Malgré l’insistance du gradé et le refus systématique du détenu, une fouille intégrale est ordonnée. Celui-ci persiste et refuse de baisser son caleçon en menaçant de frapper un membre du personnel tout en brandissant son poing vers le premier surveillant. Les collègues évitent le pire en maîtrisant rapidement le détenu avant de le mettre en prévention.

 

Monsieur le Directeur, votre établissement est un danger permanent pour le personnel qui est sans moyens face à des détenus de plus en plus violent. Ajoutons à cela, les fréquentes pannes des interphones qui rendent les nuits très pénibles pour les surveillants. Force Ouvrière est intervenu à plusieurs reprises auprès de la direction afin de réparer définitivement ces pannes : câbles sectionnés par des rats et entreprise incompétente pour réparer ce type de panne. Voici les deux réponses de la direction pleines de fatalisme et sans aucune solution concrète. Bizarrement, nous constatons à quelques jours de l’arrivée de l’inspection une mise aux normes réglementaires de certains éléments de sécurité de notre établissement. Il est vraiment temps de prendre enfin vos responsabilités

 

Force Ouvrière Val de Reuil souhaite un prompt rétablissement aux surveillants blessés lors de ces interventions.

 

Force Ouvrière Val de Reuil félicite vivement l’ensemble du personnel pour leur courage, sang froid et professionnalisme au cours de ces interventions.

 

Force Ouvrière Val de Reuil exige de lourdes sanctions disciplinaires suivi de transferts.

Lire le communiqué

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Posts à l'affiche

Reforme du CDC et du CEA : MERCI aux fossoyeurs du personnel de surveillance

1/1
Please reload

Posts Récents
Please reload

Retrouvez-nous
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square

SYNDICAT NATIONAL PENITENTIAIRE FORCE OUVRIERE

3 Avenue de Bellevue 91210 DRAVEIL –Tel : 01.69.39.10.00

www.fopenitentiaire.fr – Courriel : secretariat@fopenitentiaire.fr