Prison de Fresnes : Mystère autour du décès d’un surveillant de l’EPSNF

 

Aujourd’hui, nous sommes confrontés une fois de plus au décès de l’un de nos collègues. Vous êtes nombreux à nous demander si ce décès fait suite à un suicide ou pas.

Malheureusement, le bureau local FORCE OUVRIÈRE ne peut pas répondre pour l’instant à vos interrogations. Notre collègue a été inhumé ce lundi 17 Juin dans la plus grande discrétion, aucun membre de la direction n’a fait le déplacement. Vous êtes nombreux à vous demander pourquoi un tel secret sur les raisons de ce décès et à vous imaginer les pires scénarios. 


Selon les bruits de couloir de l’établissement, « le surveillant aurait accepté de partir en congé longue maladie de six mois par dépit, pour éviter un passage en conseil de discipline national.

Par la suite, alors même qu'il était en poste, celui-ci a été remercié de bien vouloir quitter l’établissement. Sous la pression, il est parti en pensant qu’il était suspendu pour 6 mois.

Selon les dires, il aurait pris ce congé de longue maladie comme une sanction et se serait suicidé !! » 
FORCE OUVRIÈRE ne peut imaginer que ces ragots soient véridiques ! Une telle gestion serait vraiment inhumaine. Cependant, l’émoi provoqué par cette tragique disparition mérite des éclaircissements.

La direction connaissait le caractère fragile de ce surveillant et si cela était avéré, elle n’aurait donc pas été à la hauteur de sa mission de protection du personnel. De nombreuses études ont établi un lien entre des contraintes de travail génératrices de stress chronique et l’apparition de dépression. Celui-ci peut, ensuite favoriser un passage à l’acte suicidaire.

FORCE OUVRIÈRE demande à cette direction d’informer le personnel sur les raisons de ce décès, afin de faire taire les bruits de couloir et permettre à ses proches collègues de faire leur deuil. 


Depuis le décès des deux collègues, l’atmosphère est de plus en plus tendue. Certains agents se plaignent de problèmes de santé liés à du stress au travail, hypertension, nervosité, fatigue, dépression sont des signes cliniques le plus souvent décrit. Cette mauvaise ambiance a tendance à faire fuir le personnel, à entraîner un turn-over plus élevé, à générer « Burn-out » et arrêts maladie. 


Le stress est connu comme un facteur important pour la santé. S'il est difficile d’aller plus loin que le simple constat dressé, 2 décès à l’EPSNF en quatre mois, des cancers, des AVC, des dépressions, il est néanmoins important que la DAP s’interroge sur la politique menée par la direction de l’EPSNF. Vous ne pouvez plébisciter cette gestion qui se fait au détriment du personnel.  


Or, plusieurs collègues nous rapportent et dénoncent une utilisation du management par la peur, invectives et menaces qu’ils subiraient afin d’atteindre les objectifs annoncés par la direction. Ce management par la peur se manifeste par l’apparition de formes diverses de pressions sur le personnel pénitentiaire mais aussi hospitalier. Pressions psychologiques, hyper surveillance, réprimandes injustes ou vexatoires en situation d’isolement, une désorganisation du travail ou incitation à la délation, sont autant de situations dont plusieurs relatées par nos collègues et qui démontrent une certaine pression subie qui pourrait pousser au suicide.

« Tel un boxeur, l’agent est sonné par cette méthode de management bien connue pour se débarrasser d’un salarié qui pose problème selon les critères de la hiérarchie et qui a décidé que ce fainéant doit partir. »  


FORCE OUVRIÈRE exige une enquête du CHSCTD immédiate.

 

FORCE OUVRIÈRE souhaite que la vidéosurveillance installée pour protéger le personnel, ne soit pas utilisée à des fins personnelles pour sanctionner les agents.

Lire le communiqué

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