Prison de Fleury-Mérogis : Situation explosive

 

Depuis plusieurs jours notre Organisation est mobilisée devant les portes de l’établissement pour dénoncer la violence contagieuse qui pollue notre profession et qui ne cesse de dégrader nos conditions de travail et de vie.

 

Notre organisation constate la montée d’une violence décomplexée de la part d’une voyoucratie de plus en plus vindicative.

 

Nous constatons également que notre direction est plus appliquée à faire de la discipline sur le personnel que sur la population pénale.

 

Le bureau local Force Ouvrière pointe l’impuissance de notre administration à donner une réponse immédiate et efficace afin que l’ordre soit instauré dans notre institution.

 

Le bureau local Force Ouvrière dénonce cet angélisme et ce laxisme qui affaiblissent l’autorité des personnels au sein des différents détentions. De même, pas un jour ne passe sans que nous apprenons qu’un ou plusieurs de nos collègues tombent sous les coups des détenus. Ainsi, plusieurs incidents graves ont émaillé la journée du samedi 16 mars 2019.

 

En effet, au bâtiment D5 vers 09h30 lors du départ promenade, un détenu refuse de s’identifier et de donner sa carte de circulation interne. En dépit des injonctions du gradé et du personnel présent pour ramener le calme, il a tenu les propos suivants : « ...j’irai quand-même en promenade, je n’ai rien à foutre du surveillant ».

Ne se contentant pas de menaces verbales, ce dernier s’avança vers notre collègue en lui donnant une gifle, le touchant au niveau de l’épaule.

Aussitôt les collègues à proximité interviennent avec sang- froid et professionnalisme pour le maîtriser et contenir les autres détenus déjà présents sur la coursive.

 

Un peu plus tard ,vers 11h20 sur le bâtiment D5, lors du retour promenade un autre détenu sonne au portique de détection et refuse d’enlever son bonnet . Le gradé présent ordonne une fouille intégrale pour une levée de doute. Lors de l’accompagnement le détenu bouscula un de nos collègues au niveau de l’épaule, avant de lui assener plusieurs coups de poings au niveau du visage. De plus, au moment de la maîtrise il a opposé une violente résistance en portant des coups de pieds et de poings aux autres collègues venus en renfort. Bilan de cette agression : trois de nos collègues conduits aux urgences et d’autres choqués

Cette épidémie de violence semble particulièrement contagieuse …

 

Ainsi sur le bâtiment D3, vers 10h30, un autre détenu fortement inspiré par l’attentat perpétré à Condé sur Sartre, a menacé les personnels suite à la découverte dans sa cellule d’un téléphone portable. De ce fait, il a menacé les surveillants en ces termes : «la prochaine fois ça ne se passera pas comme ça c’est le RAID qui viendra pour moi, la prochaine fois on se tue dans la cellule, moi j’ai pas besoin d’un couteau en céramique pour égorger quelqu’un, je vais tuer quelqu’un! ».

Au vu des menaces prononcées , il a été décidé une mise en prévention au quartier disciplinaire. De même il a incité les autres détenus à la rébellion !!

L’intervention en cellule a été particulièrement délicate face à l’agressivité opposée par le forcené.

 

Le bureau local Force Ouvrière demande une gestion spécifique avec menottage au dos et ouverture avec un dispositif d’équipement pare coups. Ainsi qu’une comparution immédiate de ce détenu au regard des circonstances et du contexte actuel.

 

Par ailleurs vers 15h30 une bagarre générale éclate sur la cour de gauche des promenades du bâtiment D4.

Plusieurs détenus sont blessés et les collègues de ce bâtiment ont montré un grand professionnalisme dans la gestion de cet incident qui devient coutumier sur cette structure. Pour rappel, il y a moins d’un mois une bagarre similaire sur cour de promenade a mobilisé beaucoup de ressources humaines et a été à l’origine de nombreux blessés.

 

Le bureau local Force Ouvrière demande le transfert des meneurs identifiés et l’instauration d’une gestion plus rigoureuse envers la population pénale.

 

Le bureau local Force Ouvrière félicite l’ensemble des personnels tous corps et grades confondus pour leur professionnalisme et leur sang- froid dans la gestion des différents incidents qui ont émaillé la journée de ce samedi noir.

 

Le bureau local Force Ouvrière demande à la direction locale des récompenses à la hauteur de l’engagement et du travail remarquable de ces fonctionnaires.

 

Le bureau local Force Ouvrière souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessés et les accompagnera dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.

 

Par ailleurs, si certains se réfugient et agitent le relevé de conclusion comme une pilule miracle à tous les maux des personnels, notre organisation ne peut se contenter de ce braquet de l’insuffisance, dans l’intérêt général des personnels.

D’ores et déjà, nous appelons l’ensemble des personnels à rester mobiliser pour défendre leurs conditions de travail, de sécurité et de vie.

Lire le communiqué

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