Prison de Fleury-Mérogis : Promenades incontrolables, encore une semaine tendue !

 

Alors que certains ne cessent de nous promettre la sécurité dans les détentions, le constat 9 mois après le mouvement de grogne des personnels pénitentiaires est particulièrement amer…

 

Dès vendredi matin, sur la Maison d’Arrêt des Femmes, une détenue à la gestion adaptée pour son potentiel d’agressivité veut elle-même régler ses comptes avec une autre pensionnaire restée en cellule après s’être insultées par fenêtres interposées. Ainsi, lors du retour, elle forcera le passage des promenades et poussera la surveillante pour tenter de se rendre sur la coursive. Il faudra l’intervention des autres surveillantes, du premier surveillant et des lieutenants pour mettre fin à l’incident et retrouver le calme en détention.

 

Le bureau local Force Ouvrière apporte tout son soutien à notre collègue Aurélie ainsi qu’à l’ensemble des personnels, tout corps et tous grades confondus, qui sont intervenus, et pointe une nouvelle fois du doigt l’absence de solution disciplinaire dans la gestion de ces incidents, générateurs d’un sentiment d’impunité totale des détenues de la MAF.

 

Toujours vendredi, sur le bâtiment D4, ce sont les détenus du Quartier Mineur qui décident de jouer les prolongations, libérant le service du soir aux alentours de 20h30.

 

En effet, sur les 12 détenus présents, 5 décident de refuser de réintégrer à l’issue du temps de promenade. Une équipe d’une vingtaine de surveillants composée d’agents du D4, des ELAC, des Transferts et de l’Infra, est dépêchée sur place pour entrer sur la cour et mettre fin à l’incident.

 

Le bureau local Force Ouvrière rappelle que les interventions sur cours de promenade pour le maintien de l’ordre sont la prérogative des ERIS, quelle que soit la situation et le nombre de détenus présents !

 

Les détenus mineurs veulent provoquer et iront jusqu’au contact des collègues équipés.

Il faudra user de bouclier et lacrymogène pour prendre le dessus !

Les cinq « mutins » seront conduits en prévention au Quartier Disciplinaire.

 

Ce dimanche après midi, c’est sur le bâtiment D1 où les personnels ont dû user de sang froid pour maîtriser des promenades survoltées.

 

Ce n’est pas moins de trois bagarres sur cours qui se sont déroulées durant le seul service du soir, confirmant le rythme du reste de la semaine sur le bâtiment !

 

Sur fond de règlement de compte en bandes organisées, la détention fut bloquée à de nombreuses reprises et les surveillants ont dû intervenir sur cour afin de porter assistance aux détenus et les extraire.

 

Le retour promenade se fera avec le renfort de quelques ELAC et en présence des trois officiers de permanence. Les personnels du bâtiment D1 sont sous tension depuis plus d’une semaine, gradés compris, et la démotivation est palpable !

 

Au vu de l’ampleur du trafic existant au sein des murs de Fleury-Mérogis, le bureau local Force Ouvrière alerte nos autorités sur cette montée de violence parallèle ! Surtout quand on voit les conséquences qu’il peut en découler, comme sur le bâtiment D5…

 

Ce matin encore, sur le bâtiment D5, sur la cour de promenade des isolés, une bagarre éclate entre deux détenus, nécessitant leur extraction pour les conduire à l’US afin de les soigner. L’une d’entre elles se montre très virulente et crache au visage des deux agents l’escortant !

 

Le détenu venant de se battre, ses crachats étaient sanglants et les deux surveillants ont dû être pris en charge avec l’application du protocole d’exposition au sang.

 

Le bureau local Force Ouvrière apporte tout son soutien à nos collègues Jérôme et Maxime, profondément choqués par cette agression, et les accompagnera dans leurs démarches administratives et judiciaires.

 

Encore une fois, ce sont bien les personnels pénitentiaires qui essayent de tenir un navire amiral en perdition. Seulement à force de tirer sur l’élastique, il va finir par lâcher !

 

Le bureau local Force Ouvrière interpelle une nouvelle fois la direction :

 

Les maux de la démotivation des personnels ne sont plus à démontrer et cela se traduit fatalement par un absentéisme qui bat tous les records !

 

Si le tournevis disciplinaire semble plus facile sur le personnel que sur la population pénale,

 

Aujourd’hui, il serait grand temps de revoir les priorités sur notre établissement !

 

Reprendre le contrôle de nos détentions et des cours de promenades ou Continuer à sanctionner les agents ???

 

Lire le communiqué

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