Prison de Nanterre : Les copains de cellule...

07/09/2018

 

Vendredi 7 septembre 2018, vers 12H 15, les agents de la MAHS sont en pleine distribution du repas.au bâtiment B2, lorsque le surveillant ouvre la porte d'une cellule de 4 détenus (nous sommes vraiment bien loin de l’encellulement individuel), un des occupants en sort précipitamment.

 

Ce dernier exprime son refus de réintégrer la cellule pour des motifs obscurs.

 

Le surveillant essaye de le réintégrer dans sa geôle, le réfractaire à l'autorité se rebelle violemment.

 

Les trois autres occupants de la cellule voyant leur codétenu aux prises avec le surveillant, décident de se mêler de la partie.

 

Le collègue se retrouve alors submergé par une bande de 4 sauvageons déchaînés.

 

Il résiste tant bien que mal à leur tentative de l’entraîner dans la cellule.

 

Nous sommes là confrontés à un véritable traquenard.

 

Les 4 détenus, connaissant l'emplacement des caméras de vidéosurveillance, ont voulu passer à l'acte à l’abri des regards.

 

Espérons que les caméras seront utilisées pour reconnaître l'agressivité des détenus sur les surveillants et non l'inverse, comme on a pu le constater trop souvent à la MAHS.

 

De plus en plus, les agents sont victime d'agression avec le même mode opératoire.

 

La vidéosurveillance malgré son aspect dissuasif en est une des raisons.

 

Au bout d'un moment qui lui a semblé être une éternité, les renforts arrivent enfin.

 

Le collègue sortira traumatisé par cette sauvage agression, un bras endolori par la traction subie, le polo déchiré et couvert de crachats.

 

Il est à noter que suite à la fouille de la cellule en question, il a été retrouvé trois téléphones portables.

 

Cette nouvelle agression met en évidence le manque d'effectif que connaît la MAHS depuis plusieurs années.

 

Les préconisations du dernier audit commandé par la DISP de PARIS en 2012, demandaient à ce que les agents soient au moins deux par étage.

 

Si seulement…

 

Le Bureau Local FORCE OUVRIÈRE souhaite un bon rétablissement au collègue.

 

Le Bureau Local FORCE OUVRIÈRE exige des sanctions exemplaires pour les agresseurs.

Lire le communiqué

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