Prison de Fleury-Mérogis : Bâtiment D2, biopsie d'une tripale en ruine !!!

 

Depuis un certain temps déjà, les agents du bâtiment D2 traversent une période bien sombre. En effet, depuis son inauguration le 27 octobre 2008 par la Garde des Sceaux, Madame Dati, il est particulièrement navrant de constater l’état de dégradation de ce qui fut le fleuron de la modernité à l’époque…


Par deux fois, en juillet 2017 et en février 2018, le bureau local Force Ouvrière avait alerté la Direction sur « l’obsolescence programmée » de ce bâtiment qui n’est plus en mesure de garantir la sécurité des personnels ainsi que des personnes dont ils ont la garde !


Les moyens de communication

 

Tout d’abord, ces derniers sont totalement hors-service ou défaillants. Les personnels ne sont que trop fréquemment confrontés à la non fiabilité et les pannes sur les TAITs, rendant impossible la communication entre eux, notamment en cas d’urgence, ou quand l’agent est isolé sur un poste.


Que doit faire un agent quand sont TAIT s'éteint quand il passe un appel ou ne capte plus ?


Ainsi la palme de la communication reviens une nouvelle fois au poster des promenades, qui en plus de devoir travailler avec une radio capricieuse, doit maintenant oublier le téléphone, car hors service ! Couplez à cela l’absence de moyens d’enregistrement dans le poste galerie promenade, et c’est bien, vous avez un poste qui ne sert à rien quand il s’agit de situation d’urgence !


Que faire si un détenu se fait « tabasser » Sur la cour de promenade ou autre incident potentiel sans moyens de communications ?


Doit-on ouvrir la fenêtre en indiquant à nos usagers contraint que l’Administration est toujours prompte à nous rappeler que la garde de la personne détenue est une mission régalienne et que notre responsabilité pénale est engagée ?


Malgré l’acquisition d’un parc ICOM complet pour les officiers du bâtiment, les agents détention attendent encore et toujours leur tour.


Grilles palières

 

Si l'OIP est capable de tracter mardi dernier devant les portes de l’établissement en dénonçant entre autres l’aspect sécuritaire des prisons (avec l’autorisation de l’administration ?) Rassurons-les, même les éléments vitaux comme les grilles de détention sont devenues hors service !


Malgré la sonnette d’alarme sur les pannes consécutives de certaines grilles palières, il a encore fallu une panne totale de ces dernières sur le bâtiment pour faire bouger les choses ! Après lespannes totales des grilles et interphones sur cette tripale, les surveillants sont en droit de se demander la considération donner à leur travail et à leur sécurité.


Pour le bureau local Force Ouvrière il est inadmissible qu’après les événements survenus sur le bâtiment D2, les surveillants se voient privés de leurs outils de travail même les plus rudimentaires !


Que faire si un retour promenade, atelier ou encore parloir se passe mal lorsqu'une grille est en panne ? Faudra-t-il plus de sang sur la coursive pour faire réagir nos dirigeants ?

 

Miradors

 

Lors du dernier CHSCTS, le bureau local Force Ouvrière avait mis en lumière la précarité du siège mirador.

 

Notre organisation avait pourtant fait comprendre à nos dirigeants qu’un surveillant ne pouvait pas décemment passer plusieurs heures par jour assis sur un siège dur comme de la brique, sans appui tête et qui pour notre organisation n’est pas adapté à ce type de poste.

 

Malgré la promesse d’un regard attentif sur la question, il semble bien que rien dans cette problématique ne sera fait dans le sens du surveillant et que le problème restera comptable.

 

Quel est le prix à payer pour de bonnes conditions de travail et pour la bonne santé des agents ?

 

Et que dire de la panne quasi constante des portes d’accès au mirador, est ce normal que l’utilisation de clefs de sécurité afin d’accéder à ce poste soit devenue une pratique courante ?

 

Monte-charges et ascenseurs

 

Les pannes, plus que fréquentes, des différents monte-charges et ascenseur utilisés pour faire monter les chariots repas et cantines n’ont que trop duré !

 

Le bureau local Force Ouvrière pense notamment à nos collègues travaillant au sein des cantines et cuisine, qui grâce à leur investissement exercent leurs missions avec brio malgré les difficultés que leur impose l’état du bâtiment.

 

Rappelons qu’il y a un an, deux agents du QD se sont retrouvés bloqués durant 40 minutes dans le monte-charge !

 

Le bureau local Force Ouvrière réclame la remise en fonction de tous les postes défaillants et un suivi sur les dysfonctionnements systématiques.

 

Le bureau local Force Ouvrière exige le changement du siège mirador ainsi qu’une vraie réflexion sur l’équipement des postes protégés.

 

Le bureau local Force Ouvrière demande également le renouvellement complet du « parc ICOM » et une réflexion sur les moyens de communication des structures.

 

Le bureau local Force Ouvrière demande à la direction de mettre la société IDEX face à ses responsabilités.

 

Le bureau local Force Ouvrière exige un audit de sécurité sur cette tripale.

 

Ce dimanche, après les essais des moyens d’alerte sur le troisième étage, aucune alarme coup de poing ne fonctionnait !!!


Lire le communiqué

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