Prison du Mans : Déclaration Liminaire CHSCTD 72

 

Madame La Présidente,

Mesdames et Messieurs les membres du CHSCTD 72,

 

Cette déclaration liminaire a pour but de vous alerter sur les risques psychosociaux élevés au sein du pôle régional d’extraction judiciaire du Mans (appelé PREJ Le Mans).

 

À l’heure actuelle, une grande majorité des agents affectés au PREJ consultent la psychologue des personnels, certains d’entre eux ayant déjà fait un burn out. Une plainte est même engagée par un agent contre les autres pour harcèlement et violences sans ITT.

 

L’administration n’a pris aucune mesure pour apaiser les tensions forçant « accusés » et « accusateur » à effectuer ensemble les tâches et missions journalières. Nous vous laissons imaginer l’ambiance quotidienne...

 

Pire, la situation risque de s’aggraver davantage avec très prochainement avec le retour d’une 1ère surveillante (gradée) sur site, retour acté par l’Administration pénitentiaire hors CAP de mobilité … et ce alors même qu’un autre gradé a été muté sur ce poste au cours de la dernière CAP !

 

Ce retour inquiète d’ores et déjà les personnels présents du fait d’un passif chargé avec cette gradée qui a déjà administré ce pôle avec beaucoup de difficultés quotidiennes : planning changeant la veille pour le lendemain, prévisionnel ne respectant pas la réglementation préconisant un délai de 8 jours, sentiment d’iniquité perçu par les personnels…

 

Pourquoi l’Administration pénitentiaire permet-elle le retour de cette gradée sur ce pôle ayant déjà connu des difficultés par le passé sachant qu’un autre gradé y a été muté ? Pourquoi laisser les personnels entre eux alors même qu’ils ne se saluent même plus ?

 

Face à ces questions auxquelles l’Administration pénitentiaire n’apporte aucune réponse, les personnels du PREJ Le Mans se sentent isolés et abandonnés par leur hiérarchie alors même qu’ils continuent de remplir leurs missions quotidiennes de façon professionnelle et même exemplaire au vu des circonstances.

 

Comme vous en conviendrez donc il est urgent d’agir dans l’intérêt de tous car, derrière les mots « risques psychosociaux », ce sont des hommes et des femmes qui sont en souffrance en subissant troubles du sommeil et stress quotidien qui rejaillissent sur leur vie privée et familiale !

 

L’administration a une responsabilité quant à la non gestion de ces incidents ! La politique de l’autruche a assez duré !

 

Force Ouvrière demande que le CHSCTD intervienne pour que l’Administration pénitentiaire se saisisse enfin du dossier car une solution doit être rapidement trouvée dans l’intérêt de tous afin d’éviter un drame.

 

Force Ouvrière demande que le CHSCTD se déplace sur site pour s’entretenir avec les personnels afin de prendre la pleine mesure de leur mal être et de mettre fin à cette tragédie.

Lire le communiqué

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