Prison de Fleury-Mérogis : Déclaration Liminaire au CHSCTS

 

Madame la Présidente

Mesdames et Messieurs,

 

Notre organisation professionnelle ne saurait ouvrir cette instance sans évoquer les événements dramatiques qui ont secoués l’ensemble des personnels tous corps et grades confondus de cet établissement.

 

Pour rappel, deux de nos collègues ont mis fin à leur vie et un autre a été victime d’une sévère agression au QI du D3, sans oublier les trop nombreuses agressions depuis ce début d’année.

 

Dans ce contexte difficile, la situation n’est plus tenable et le dialogue social doit être mis en avant. Notre organisation prendra toute sa place dans ces discussions pour la défense des intérêts des personnels et de leurs conditions de travail. Nous resterons force de propositions, car nous sommes des militants engagés. Personne n’a ici et ailleurs le monopole de la douleur et nous devons être en soutien des familles.

 

Le CHSCT a un rôle primordial au sein de notre établissement, mais pour cela faudrait-il que les textes de loi régissant notre institution soient respectés, car ces textes engagent chacune des composantes de ce comité, y compris vous, Madame la Présidente.

 

Ce constat posé, il n’en demeure pas moins que cette instance qui nous réunie aujourd’hui est compétente en termes de conditions de travail sur l’environnement physique (aménagement des postes de travail, entretien des locaux en adéquation à l’homme), mais aussi moral (prévention des risques psycho-sociaux, formation à l’encadrement)

 

À ce titre, nous invitons notre institution à d’avantage considérer ses agents, et à prendre en considération qu’ils sont une valeur ajoutée pour cet établissement plutôt qu’une variable d’ajustement ou une ligne comptable.

 

Un seul CHSCT en 2016 et aucun en 2017 !

L’actualité des vingt derniers mois aurait mérité, Madame la Présidente reconnaissez le, la tenue obligatoire des réunions de ce comité.

 

Mais cela ne semblait pas être votre priorité.

 

Aujourd’hui, nous exigeons une demande de résolution mandatant une délégation d’enquête paritaire, conformément à l’article 53 du décret n°82-453 du 28 mai 1982, composée par des représentants de la direction, des représentants du personnel et la présence d’un expert extérieur à l’administration pénitentiaire. Elle permettrait en outre de favoriser l’expression des agents et de libérer leur charge émotionnelle dans un cadre de parole protecteur grâce aux garanties apportées par les principes négociés de l’enquête.

 

Force est de constater que ce mutisme n’est guère opportun pour l’instauration d’un dialogue social équilibré et légitime, bien qu’il existe, fort heureusement, des services où subsiste une écoute, un dialogue empreint d’humanité et de respect.

 

Que sont devenues les réunions pour la mise à jour du DUERP, comme prévu lors du dernier CHSCTS en date du 22 septembre 2016 ?

 

Où sont les statistiques sur les agressions visant le personnel ?

 

Quand est-il du suivi des demandes de protection statutaire ?

 

Quid du plan d’action ministériel sur les risques psycho-sociaux mis en œuvre par Mme Taubira ?

 

Quelle est votre réflexion sur les journées de récupération pour les officiers qui ont subis un volume horaire exceptionnel lors des mouvements sociaux de janvier dernier ?

 

En conclusion, le temps est venu de nous recentrer sur l’humain. Notre institution et ses multiples acteurs seraient grandis de gagner le respect des personnels placés sous son autorité pour peu que ce respect soit réciproque.

 

Merci de nous avoir entendu… l’avenir nous dira si nous avons été écoutés.

 

Les membres du CHSCTS

Force Ouvrière

 

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