Prison de Fleury-Mérogis : Demandes d'explications, les cloches de la sanction ont sonné !

 

À l’aube du week-end pascal, où théologiquement l’agneau est sacrifié, sur la maison d’arrêt de FleuryMérogis, ce sont la communication et la pédagogie qui sont sur l’autel.

 

En effet, à la place de la traditionnelle chasse aux œufs, de nombreux responsables de secteur, mis en difficulté par leur absence de pédagogie auprès des nouveaux affectés, préfèrent chasser la faute, aussi minime soit-elle. Et les agents, plutôt que de se réjouir de trouver des chocolats, n’ont que des demandes d’explications à se mettre sous la dent.

 

Les agents, positionnés sur de nouveaux postes, sans aucune doublure ni explication, apprennent sur le tas des pratiques professionnelles qui peuvent s’avérer difficilement compréhensible pour le profane, s’ils ne sont accompagnés par de agents aguerris.

 

Il est clair que cette période, où les surveillants se voient déjà ponctionner une partie de leur salaire suite au mouvement de janvier, est propice à une volonté de faire rentrer les agents dans le rang pour qu’enfin, ils disent « amen » à tout.

 

Plutôt que d’utiliser le verset disciplinaire, ne serait-il pas plus judicieux de réfléchir à un véritable plan de sauvetage pour la pérennisation et la transmission des pratiques professionnelles ? Les effectifs de la maison d’arrêt sont ce qu’ils sont : oui l’établissement s’est stagiairisé, faute de savoir fidéliser le personnel !

 

La seule question à se poser n’est pas de savoir comment sanctionner,

mais comment former un personnel en manque de repère professionnels !

 

Devant les exigences toujours plus élevées en termes de session de formation sur l’ensemble de la DI de Paris, il est improbable de se contenter uniquement du personnel formateur, qui croule déjà sous la charge de travail.

 

Le tutorat de stage manque d’une réelle politique d’investissement et souffre d’un manque de reconnaissance criant. Ce levier a pourtant déjà prouvé son efficacité, mais seulement quand il est correctement mis en avant et valorisé !

 

Pour le bureau local Force Ouvrière, cette politique redondante sur la maison d’arrêt est intolérable, comme nous l’avions déjà évoquée dans notre circulaire du 1er mars 2018 « L’ordre règne à Fleury-Mérogis en 2018 ! ». Le tout disciplinaire n’est pas la solution à la crise des effectifs qui touche toutes les structures pénitentiaires de France, il en est l’un des symptômes !

 

Force Ouvrière alerte la direction sur la crise de « foi » des personnels, déjà présente sur l’établissement, et souhaite ouvrir la porte à une solution pour enfin de redonner la volonté aux agents de s’impliquer. À moins qu’il ne soit déjà trop tard…

Lire le communiqué

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