Déclaration Liminaire Comité Technique Interrégional du 26 Mars 2018

 

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les membres du Comité Technique Interrégional,

 

Courant janvier, l’Administration Pénitentiaire a connu un mouvement de protestation historique déclenché par une tentative de meurtre à Vendin-le-Vieil.

 

Ce dramatique événement a été suivi de bien d’autres. En effet, depuis le 1er janvier pas moins de 105 personnels ont été victimes d’agressions violentes. Certaines, pour des raisons politiques, sont minimisées. C'est le cas de celle de Borgo, qui n’a pas été qualifée d’attentat terroriste par la Justice, alors que tout indique le contraire. Ainsi nos collègues Corse ne peuvent bénéficier du statut de victime d’acte terroriste.

 

Les agents de la 3ème Force de Sécurité Publique n’ont pas seulement dénoncé cette insécurité croissante. Le manque de reconnaissance qui ne leur permet plus d’exercer leurs missions et rend leur profession peu attractive était aussi au cœur de leur révolte. Ils réclamaient une réforme profonde de leur profession tant en matère sécuritaire, qu’ indemnitaire et statutaire, puisque tout est intimement lié.

 

Malheureusement trahis par la signature d’un relevé de conclusion au rabais, ils n’ont obtenu qu’un saupoudrage indemnitaire, une paire de chaussures et un gilet pare balles. Nous ne parlerons pas des autres fantastiques avancées qui ressemblent étrangement à celles du relevé de conclusion signé le 14 décembre 2015 et qui annonçait déjà 1100 emplois supplémentaires sur deux ans (aujourd’hui c’est sur 4 ans) sans oublier les 534 emplois supplémentaires de surveillants qui devaient se déployer de 2014 à 2017 afin de résorber 80 % des emplois vacants.

 

Il est facile d’annoncer des emplois supplémentaires quand rien n’est fait pour rendre notre profession attractive. Combien de postes ouverts au concours de surveillants seront rendu à Bercy en fin d’année ?

 

Pour Force Ouvrière il est clair que l’administration est incapable d’assurer la sécurité de ses agents. Les mesures du relevé de conclusion ainsi que les annonces de notre Ministre et du Président de la République n’amélioreront pas les conditions de travail de nos collègues, pas plus que leur sécurité.

 

La volonté de sanctionner les personnels par des retenues de salaire va encore aggraver des situations personnelles déjà difficiles et accentuer le ressentiment.

 

Force Ouvrière vous demande solennellement la levée des sanctions fnancières et des sanctions disciplinaires afin de démontrer votre volonté d’instaurer un dialogue social honnête, constructif et apaisé.

 

Nous n’avons bien évidemment que peu d’illusions sur cete volonté déclarée d’un dialogue social rénové. Pour preuve le non respect des délais légaux pour les convocations et l’envoi des documents relatifs à ce CTI.

 

Par ailleurs l'organisation tardive de ce CTI est également à déplorer et ne laissera que peu de temps aux formateurs pour utiliser les budgets alloués dans le cadre des PLF. Peut-être n'est-ce qu'une habile manœuvre pour éviter l'utlisation des moyens fnanciers ?

 

Mais il est vrai qu'il était difficile d'organiser un CTI plus tôt, sachant que le CTS du siège de la DISP s'est tenu 3 mois après la date butoir imposée aux établissements. Faites ce que je dis... pas ce que je fais.

 

Aujourd’hui nous allons donc débattre des budgets à allouer aux différentes structures dans le cadre des ACT et statuer sur le PIF 2018. Deux sujets éminemment importants pour les personnels.

 

En dépit de la montée de l’insécurité, des détentions surencombrées et du manque en personnel, vos agents accomplissent chaque jour des missions qui ne cessent de se multplier et de se diversifier, ceci avec toujours moins de moyens. On l’a vu en janvier, ils sont à bout, il serait temps de faire un geste en leur direction.

 

Un accroissement des budgets ACT et de formation serait une forme de reconnaissance pour vos personnels.

 

Force Ouvrière espère que vous saurez entendre le malaise des agents de la PACA et que les arbitrages qui seront rendus aujourd’hui ne seront pas seulement dictés par la raison budgétaire.

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