Prison Le Mans : Déclaration Liminaire

14/03/2018

 

Monsieur le Directeur,

 

il y a quelques semaines, l'Administration pénitentiaire, et notamment la Maison d'Arrêt le Mans Les Croisettes, connaissait un mouvement social sans précédent.

 

Ce mouvement était, pour nombre de personnels, l'occasion de se faire entendre quant aux demandes légitimes en matière sécuritaire, indemnitaire et statutaire.

 

Les personnels de la Maison d'Arrêt du Mans ont manifesté leur désir et besoin de changement profond des conditions d'exercice de notre profession; ils ont crié leur mal être face au manque de reconnaissance et de moyens qu'il subissent jour après jour.

 

Alors que les revendications portées lors de cette mobilisation sont profondément légitimes et retiennent l'approbation de l'opinion publique, le protocole proposé par le Ministère et signé par une organisation syndicale résonne comme une offense envers des personnels à l'agonie, abandonnés depuis bien longtemps à leur triste sort.

 

Monsieur le Directeur, nous souhaitons aussi aujourd'hui vous exprimer tout notre écœurement devant l'acharnement manifeste dont fait preuve notre Administration sous votre responsabilité : en effet, nous avons des collègues qui, du fait d'un état de santé reconnu avant les faits et après, se trouvent sanctionnés arbitrairement alors même que l'Administration, et notre direction, ne peuvent absolument rien reprocher à ses agents qui ont toujours été présents sur leur poste avant de connaître des soucis personnels ou de santé. Par ailleurs deux autres personnels, qui ne contestent pas le 30ème lié à la journée d'action du lundi 22 janvier, se trouvent sanctionnés alors même qu'ils ont dû ce fameux jour se rendre en urgence chez leur médecin pour leur enfant malade.

 

Nous dénonçons donc ici l'acharnement manifeste à l'encontre de l'ensemble des personnels dans la décision prise de sanctionner, sans discernement et sans contrôle légal, les personnels qui ont fait l'objet d'un CMO à compter du 23 janvier 2018.

 

De plus, la notification des retenues financières par le biais des 1/30èmes cristallise une rancœur sans précédent, et surtout sous-estimée, dans l'esprit de tous les personnels, qui ont dû aussi subir le harcèlement psychologique et les phrases assassines de certains de nos officiers.

 

Ces attitudes et ces décisions dictatoriales en matière de répression vont plonger de nombreuses familles dans une détresse sociale que nous ne pouvons tolérer. Ces retenues comptables, illégales, sur les congés maladies ordinaires et les gardes d'enfant, sont inacceptables.

 

Par conséquent nous vous demandons une nouvelle fois, monsieur le Directeur, de faire remonter auprès du Directeur Interrégional la levée des retenues financières comme préalable à tout maintien d'un dialogue social honnête, constructif et apaisé.

 

Notre organisation syndicale ne peut décemment pas cautionner cette attitude de répression sur les personnels subissant déjà, et toujours, au qotidien les humeurs des personnes détenues.

Lire le communiqué

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