Prison de Grasse : Cirque d'hiver !

02/03/2018

Alors que les Alpes Maritimes sont sous la neige et que les personnels redoublent d'efforts pour venir prendre leur service malgré des conditions de circulation très difficiles, nos pensionnaires, eux, en profitent pour s'éclater.

 

Jeudi 1er mars, au moment de réintégrer les promenades du quartier mineurs, les agents constatent qu'il est impossible d'ouvrir la porte de la cour. Et pour cause... ces braves petits se sont amusés à agglutiner un gros tas de neige, ou plutôt de glace, devant la porte, laquelle s'ouvre évidemment vers l'intérieur de la cour.

 

Ce petit jeu aura au moins eu le mérite de distraire nos jeunes pensionnaires...

les personnels, beaucoup moins !

 

Il a fallu 2 heures, attaquer la porte au chalumeau pour faire fondre le tas de glace et positionner 2 lances à incendie pour tenter de faire fondre le bloc de glace et maintenir à distance les détenus pour qui le jeu n’était pas terminé. La vitre de la porte a également été fondue... ce qui a tout de suite donné de brillantes idées aux mineurs : balancer des boules de neige (et de glace) à travers pour atteindre les personnels.

 

Ces faits, aussi amusants soient-ils pour les mineurs, sont des agressions !

 

Quand il a enfin été possible d'entrer sur la cour, la partie n'était pas terminée pour autant : Jet de boules de neige (ou de glace) et course-poursuite pour attraper les 5 excités. Les agents parviendront finalement à attraper et maîtriser tout le monde. 3 détenus seront conduits au QD et 1 en CPROU.

 

Que retenir de cette franche partie de rigolade ?

 

1 Le professionnalisme et la disponibilité de l'ensemble des personnels présents pour mettre un terme à cet incident. Il aura tout de même fallu mobiliser une vingtaine d'agents, l'encadrement et la Direction.

 

Force Ouvrière félicite et remercie chacun d'entre eux et attend maintenant des sanctions envers les 5 protagonistes.

 

2 L'absence de possibilité d'accéder à la cour par une porte d'intervention. Aucun dispositif d'urgence ou d'intervention n'est prévu.

 

Force Ouvrière exige qu'un correctif soit apporté,

soit en modifiant le sens d'ouverture de la porte de la cour,

ou mieux, en créant un accès d'urgence à la cour par un chemin d'intervention.

 

3 Que tout ceci ne serait pas arrivé si la Direction n'avait pas eu la brillante idée de supprimer la surveillance de la cour de promenade des mineurs. Si un agent avait été en place dans la guérite de surveillance de la promenade, il aurait immédiatement pu donner l'alerte et n'aurait pas laissé le temps aux mineurs de bloquer la porte. La surveillance vidéo de la cour, censée pallier à l'absence d'un agent à ce poste, ne permet pas une visualisation en permanence, et la qualité vidéo n'aurait de toute façon pas permis de voir clairement la surprise que nous réservaient nos petits pensionnaires.

 

Force Ouvrière dénonce : A vouloir faire des économies d'heures supplémentaires à tout prix en ne couvrant pas certains postes de sécurité... on génère des incidents et de l'insécurité !

 

Lire le communiqué

 

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