Prison de Vannes : Au final le petit personnel va payer l'addition



Le 20 octobre 2020 , au matin, un collègue a été agressé par l'un de nos pensionnaires. Le détenu a saisi le surveillant au niveau de la gorge afin de l'intimider et en rêvant de montrer qu'il était le patron.

Heureusement, notre collègue est parvenu à se sortir de cette situation sans dommages physiques mais profondément choqué par cette agression.

Le détenu fut logiquement conduit au quartier disciplinaire.


Le 21 octobre, l'agresseur est Hospitalisé d'Office.

Lors de son retour quelle ne fut pas la surprise de le voir réintégrer la détention normale a la demande de l’ adjoint au Chef d’établissement !!!

Pour pallier cette sortie prématurée les personnels déplorent qu'aucune mesure de substitution n'ait été prise pour soutenir les personnels, et notre collègue victime de cette agression. Par cette décision la Direction ouvre la porte à l'impunité.

Dans la même journée un autre collègue a été menacé par un autre détenu. Ce dernier devient de plus en plus récalcitrant et comptabilise 9 CRI en 1 mois ( dégradations et violences verbales) et surfe toujours sur la vague de l'impunité et n'a pas été convoqué en commission de discipline !!!

Le 24 octobre 2020 , un détenu a tout cassé dans le bureau du gradé parce qu’on a refusé de lui faire ses photocopies !!!

Ce même usager venait de passer la veille en commission de discipline. Il devait être placé en cellule disciplinaire pour 5 jours mais pour une soi-disant gestion du QD ( QD vide) on l’a laissé réintégrer sa cellule !!!

Le bureau local Force Ouvrière apporte son soutien à notre collègue agressé le 20 octobre et à l'ensemble de nos collègues victimes de tous ces actes intolérables sous le regard bienveillant et complaisant de notre Direction.

Le bureau local Force Ouvrière dénonce cette gestion calamiteuse. Il est inadmissible et intolérable de ne pas protéger ses personnels.

Le bureau local Force Ouvrière s'inquiète du manque de réponse de la Direction aux incivilités et agression à l'égard de nos collègues. En effet à force de tout laisser faire en toute impunité le risque d'escalade est grand et l'un de nous paiera un jour un tribut bien plus lourd même si notre collègue a déjà chèrement payé cette agression.

Le bureau local Force Ouvrière demande à la Direction Interrégionale le transfert immédiat de ces 3 détenus et plus de réactivité sur la gestion des « DOT » et des « MOS » .

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