Prison de Rémire-Montjoly : Serment d’Hippocrate...



Le jeudi 08 octobre 2020 vers la fin du mouvement promenade MAH, aux environs de 11h10 à la MAH3D une surveillante est prise d’une insupportable douleur thoracique. Aidée par un de ces collègues présents elle est conduite au bureau du secteur. Paniquée et souffrante elle annonce ne pas pouvoir se déplacer d’avantage.

Contacté et renseigné correctement sur la situation le personnel soignant du service médical oppose un refus d’assistance.

Ce n’est pas leur affaire. « - Appelez les pompiers !- ». Ce n’est pas un détenu, Il ne se déplace pas pour un surveillant nous a t’il clairement fait comprendre.

Au dénouement de cette posture inqualifiable du personnel de l’unité de soins, notre nouvelle directrice adjointe responsable de la détention MAH ET CDH nous assène l’estocade en portant la responsabilité sur les personnels.

La forme et le contenu du message d’alerte aurait été mal compris par L’UCSA. C’est à croire qu’il nous faudrait une formation, s’exercer à la diction pour dire « au secours j’ai besoin d’aide ».

Déconnecté de la réalité, en absence de réponses, une fort penchant pour le dénigrement, une tendance à l’autoritarisme, et d’autres desseins plus sombres encore ? Il semble que ce soit un « syndrome» porté par cette équipe de sous-direction.

Il s’agissait bien là d’un refus d’assistance manifesté volontairement envers un personnel en bleu.

Dans nos certitudes, jusque-là, en situation d’urgence, le professionnel de santé est tenu d’agir aussi bien en vertu de ses obligations professionnelles que d’une obligation plus générale de porter secours à toute personne en situation de détresse, entre autre, tout médecin qui se trouve en présence d’un malade ou d’un blessé en péril, informé d’une telle situation doit lui porter assistance ou assurer les soins nécessaires. Un « devoir d’humanité » en somme.

N’est-il pas atterrant, que le serment d’Hippocrate soit par conséquence une éthique médicale appliquée de manière variable et ajustable au sein de notre établissement ? Au final n’a-t-il pas pour terme « .... Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque » ?

Dorénavant chèr(e)s collègues voyez une nouvelle donnée avec laquelle il va falloir composer.

Quoiqu’il en soit des questions se posent et notre direction devra nous apporter des réponses. -Quel est le sens de cette posture jusqu’alors inconnue du personnel de l’unité de soins au sein de l’établissement ? -Quelle en est l’origine ? Est-elle contractuelle ? -Quelles différences y a t-il pour le personnel soignant de l’US entre porter assistance à une PPSMJ et porter assistance à un personnel pénitentiaire ? Est de l’ordre d’un principe ? Préserve-t-il les deniers publics ?.......

Il est évident qu’à partir de ce jour la Direction du CPG devra définir entre autre un protocole de prise en charge des personnels suite à un accident nécessitant une assistance médicale immédiate. Dorénavant nous devons savoir sur qui compter.

Nos conditions de travail semblent dangereusement se dégrader, des situations nouvelles, à hauts risques pour notre sécurité et notre santé physique et psychologique s’ajoutent à un quotidien déjà difficile. Il devient urgent pour le corps hiérarchique de s’astreindre à définir un véritable projet d’avenir pour cet établissement.

Le syndicat FO toujours à vos côtés afin de lutter pour que vous soient procurées des conditions de travail sereines. Nous souhaitons un prompt rétablissement à notre collègue.

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