Prison de Nantes : Réinsertion oui Insécurité non



Ce lundi 31 août 2020, le surveillant et le Premier surveillant du quartier de semi-liberté de Nantes ont dû gérer un détenu en furie.

En effet vers 14h un détenu a tout d'abord giflé un co-détenu avant de « chauffer » d'autres locataires. Isolé par le surveillant et le gradé le détenu a poursuivi ses provocations et s'est de nouveau rebellé. Ce détenu s'est montré particulièrement virulent, a bousculé le gradé, lui a craché dessus et tenté de le mordre sans oublier les traditionnelles insultes et menaces de mort à l'égard de nos collègues et des autres pensionnaires.

L'agent a alors immédiatement déclenché manuellement les deux alarmes mais il a fallu attendre la perte de verticalité de l'émetteur-récepteur pour qu'une alarme soit répercutée au Cd quelques minutes plus tard !!!

Nos collègues qui maitrisaient le détenu ont du patienter près de 20 minutes avant que les renforts ne puissent arriver en raison de cette grave défaillance sécuritaire.

Le détenu a ensuite pu regagner ses nouveaux appartements au quartier disciplinaire de la maison d'arrêt tout en ne cessant pas d'insulter et menacer nos collègues lors de son transport.

Depuis quelques semaines sur cette structure vétuste en attendant la livraison d'un nouveau CSL les incidents se multiplient et l'isolement actuel de la structure devient inquiétant au vu des profils affectés. Les incidents et les réintégrations se multiplient et face à l'absence de permissions de sortie le week-end les agents doivent gérer un regain de tension.

Le syndicat local Force ouvrière personnels de surveillance du centre pénitentiaire de Nantes félicite le surveillant et le Premier surveillant pour la gestion de cet incident qui aurait pu avoir des conséquences bien plus lourdes sans leur professionnalisme et leur clairvoyance.

Le syndicat local Force ouvrière personnels de surveillance du centre pénitentiaire de Nantes espère qu'échaudés par la série d'incidents de ces dernières semaines les magistrats redoubleront de vigilance avant d'affecter de nouveaux arrivants sur ce secteur isolé géographiquement car il apparaît que certains détenus n'ont pas le profil approprié et adapté à cette structure.

Le syndicat local Force ouvrière personnels de surveillance du centre pénitentiaire de Nantes exige l'achat d'un système d'alarme efficient en urgence avant que l'un de nos collègues restent sur le carreau.

Si l'une des missions de notre Administration est la réinsertion celle-ci ne peut pas se faire au détriment de l'intégrité physique de nos collègues.

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