Prison de Meaux-Chauconin : Déclaration liminaire CTS du 11 Juin 2020



Nous ne pouvions commencer, sans mettre en avant l’abnégation et le courage des personnels mobilisés pendant cette période de crise, que ce soit en présentiel ou en télétravail. Les personnels de l’établissement ont su répondre présent afin d’assurer la continuité du service public parfois même au détriment de leur santé et de celle de leurs proches.

Monsieur le Directeur, notre organisation syndicale veut se faire le porte-parole de nos collègues, qui n’ont pas toujours la possibilité de vous dire directement, beaucoup de choses qui restent à faire concernant leurs conditions de travail et particulièrement sur le climat anxiogène qui est amené à durer !!!

Le Bureau Local Force Ouvrière constate que les acquis sociaux qui avaient été instaurés depuis bon nombres d’années en bonne concertation avec les anciennes directions locales, ne sont plus du tout respecté au sein de cet établissement et détournés à des fins stratégiques par notre direction actuelle.

Le Bureau local Force Ouvrière conteste le groupe de travail, car les mesures n’ont pas été prises pour que les agents de détention puissent être représentés convenablement (problèmes liés au planning et au manque de personnel) et sont touchés en majeure partie. Certains agents, ont certes pu participés à cette réunion, en descente de nuit ou sur leur repos hebdomadaire et c’est vraiment regrettable.

LE PLANNING : Il est présenté comme une amélioration des conditions de travail mais il est en réalité une amélioration des objectifs de la direction locale. Ce planning, qui sera imposé aux agents, est une honte. On n’a pas réfléchi une seule seconde à l’amélioration des conditions des agents, mais plutôt à chercher comment grappiller des minutes sur chaque poste de travail. Le vote qui était annoncé pour proposer ce planning aux agents n’a jamais eu lieu. Les heures de pauses de plus d’une heure, allant parfois jusqu’à deux heures, sont aussi un moyen de récupérer de l’argent.

LES HEURES SUPPLEMENTAIRES : le seul moyen pour les agents de pouvoir vivre dignement jusqu’à la fin du mois. Les heures supplémentaires ne sont pas un dû, mais elles sont justifiées par le manque cruel d’agents. Il est inadmissible que des agents ne puissent pas être payés en conséquence alors que leur charge de travail au quotidien ne fait qu’augmenter. Le contrôle permanent de celles-ci créé un manque d’investissement personnel et nos collègues souffrent d’une rémunération bien trop basse. Doit-on rappeler que la région parisienne est très chère en termes de loyers, charges, coût de la vie... Doit-on rappeler aussi qu’environ 80% des agents affectés au CP de Meaux, paient deux loyers, un à Paris, un autre pour la famille qu’ils ont laissé en attendant d’être mutés. Ils paient aussi leurs frais de déplacements pour rentrer chez eux au moins une à deux fois par mois. Comment justifier que des étages puissent être à découverts, ne plus avoir de renforts à l’étage, ne plus avoir d’heures supplémentaires et compter sur la présence de ces mêmes agents. Nous sommes un service public et non une agence d’intérim... Pour ces raisons, nous demandons un lissage et un paiement réel des heures supplémentaires.

PRIME COVID : Pour le bureau local Force Ouvrière, il est évident que les agents qui étaient présents, doivent percevoir le maximum de la prime ainsi que les agents en télétravail ou encore ceux dont une partie des congés étaient pendant la crise, car bien évidemment, ce sont des situations indépendantes de leur volonté.

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