Prison de Fleury-Mérogis : Violente agression sur un personnel médical



Le bureau local Force Ouvrière apporte tout son soutien au corps médical, et en particulier au médecin qui a été victime d’une violente agression par un détenu sur le bâtiment D5.

En effet, hier vers 18h50, un détenu particulièrement signalé par les personnels, pour son comportement instable a assené un violent coup de poing au médecin de garde dès l’ouverture de la salle d’attente en présence du 1er surveillant.

Le forcené a été maîtrisé et placé en salle d’attente. Les ELAC ont été dépêchées sur place pour effectuer la mise en prévention au quartier disciplinaire. La directrice de l’établissement par intérim ainsi que la DSD se sont déplacées également au vu de l’urgence.

Notre collègue a été fortement choqué par cette soudaine agression. Notre organisation lui apporte un soutien appuyé dans cette épreuve.

Ainsi, cette escalade de violence tant décriée par notre organisation dans un contexte de crise sanitaire touche l’ensemble des personnels tous corps confondus.

Par ailleurs, les circonstances de cette agression interpelle l’ensemble des personnels sur la prise en compte des observations et des signalements sur la dégradation du comportement de ce détenu depuis son affectation.

Pour information, ce détenu qui a fait un séjour au SMPR a bénéficié d’un classement dit « thérapeutique » au service général cuisine puis récemment affecté aux corvées extérieures du bâtiment D5.

De même, le mercredi 11 novembre 2020, vers 18h15 ce détenu s’est auto-mutilé sur l’ensemble du corps . Lorsque les personnels ont tenté de lui porter secours il a essayé à maintes reprises de les agresser en tentant de les mordre.


La maîtrise a été particulièrement difficile au regard de la virulence du détenu. Par conséquent, son état psychologique et ses blessures ont nécessité une extraction médicale pour une prise en charge adaptée.

Lors de son retour d’hospitalisation le jeudi 12 novembre, il agressa sans état d’âme le médecin de garde venu à son chevet sur le bâtiment D5. Par ce constat, notre organisation dénonce de nouveau la gestion des personnes détenues atteints de trouble du comportement sans moyens et infrastructure adaptées.

Et ce n’est pas le contexte actuel qui améliorera notre quotidien et la réalité carcérale !!


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