Prison de Fleury-Mérogis : Violence non masquée !



Ce jour, le 26 octobre 2020, un collègue du bâtiment D1 a été victime d’une lâche agression physique pour avoir simplement demandé à la personne détenue de mettre son masque avant de sortir de la cellule.

Pour rappel, les mesures de protection relatives à la crise sanitaire ont été renforcées dans les services déconcentrés de l’administration pénitentiaire pour faire face à l’évolution de la pandémie.

Par conséquent, notre établissement est en alerte et le port du masque obligatoire pour les détenus, dès la sortie de cellule.

Ainsi vers 08h05, un détenu défavorablement connu pour ses antécédents disciplinaires et son mauvais comportement en détention a assené en plein visage un coup de béquille à notre collègue sur la simple remarque de mettre son masque.

L’accompagnement du détenu au quartier disciplinaire a nécessité l’intervention des ELAC au regard de son agressivité (crachats sur le personnel, menaces, insultes...).

Bilan : Un agent fortement choqué et qui a été emmené aux urgences pour des blessures localisées au niveau de l’œil droit , du visage et des griffures au niveau du cou.

Le bureau local Force Ouvrière condamne fermement cette agression et fustige ce comportement intolérable dans ce contexte particulier où la responsabilité collective est de rigueur.

Le bureau local Force Ouvrière félicite l’ensemble des personnels pour leur réactivité, leur professionnalisme et les mesures prises dans l’immédiat.

Notre organisation souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et l’accompagnera dans ses différentes démarches administratives et judiciaires.

Par ailleurs, le dimanche 25 octobre 2020 sur le bâtiment D5, lors du départ promenade une bagarre éclata entre deux détenus sur la coursive.

Les agents interviennent rapidement pour les séparer. Lors de l’accompagnement au niveau des escaliers l’un des détenus impliqués dans cette rixe laissa exprimer « sa rage de dents » en mordant l’un des nôtres au niveau de la main.

Visiblement, certains détenus refusent de se soumettre au respect des impératifs sécuritaires et portent atteinte à l’intégrité physique des personnels.

Le bureau local Force Ouvrière demande une réponse ferme de notre administration et du parquet saisi de l’enquête sur ces comportements déviants.

Le bureau local Force Ouvrière exige des réponses fermes et dissuasives lors du passage de ces pensionnaires devant la commission de discipline.

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