Prison de Fleury-Mérogis : Flash-inFO / Refus de réintégrer. D4 : Quartier Mineur en surchauffe !



L’année 2021 commence fort sur le bâtiment D4 et les personnels sont de plus en plus exposés physiquement et moralement à une voyoucratie décomplexée vis-à-vis de la violence et du non respect du règlement intérieur.

Pour rappel, Force Ouvrière avait dénoncé dans ses différents communiqués la situation tendue voire chaotique sur ce quartier spécifique du bâtiment D4 qui héberge près de 50 % de mineurs non accompagnés et dont la gestion est problématique.

En outre, la gestion en mode dégradé met en exergue les difficultés au quotidien que rencontrent ces professionnels qui maintiennent à bout de bras ce quartier mineur au bord de l’explosion !

Les nombreux incidents de ces derniers jours et l’augmentation significative des accidents de travail associés à une souffrance socio-professionnelle doivent alerter nos autorités compétentes pour retrouver les gages d’une sérénité et de meilleures conditions de travail.

Ainsi le samedi 09 janvier 2021, « les petits chats ainsi que les petits loulous » de la Directrice du bâtiment D4 ont décidé de faire revivre les émotions traumatisantes survenues sur ce quartier spécifique en 2017 et qui avait débouché sur une forte mobilisation des personnels.

Vers 13h45, lors de la mise en place des promenades une rixe impliquant 8 détenus, éclata au niveau des escaliers conduisant aux cours de promenades mineurs. Très vite les personnels présents, en sous effectif, sont dépassés et certains sont pris à partie. Lors de l’intervention pour ramener l’ordre, plusieurs d’entre-eux sont victimes de coups de poings, de pieds et de bousculades ainsi que des menaces.

L’alarme a été déclenchée et l’arrivée des renforts de la détention ordinaire à permis sans aucun doute de rétablir l’équilibre et de les repousser dans les cours de promenade.

Par anticipation, les ELAC et les ERIS ont été dépêchés sur place pour prêter main forte lors de la réintégration en cellule. Nous soulignons la bonne coordination de ces équipes sécuritaires dans la gestion de ce mouvement collectif.

Encore une fois seul le professionnalisme et le sang-froid des agents ont permis d’éviter le pire et l’embrasement de la situation.

Bilan :

- 5 agents blessés et beaucoup fortement choqués. - 3 mises en prévention, 9 meneurs identifiés et plusieurs mesures de gestions particulières (MGP).

Le bureau local Force Ouvrière demande des récompenses pour l’ensemble des agents du bâtiment D4 mais aussi pour les ELAC dans la gestion de cet incident.

Le bureau local Force Ouvrière exige des réponses fermes avec des mesures de transfèrement pour les meneurs impliqués dans ce mouvement collectif.

Le Bureau Local Force Ouvrière réitère sa demande de réflexion sur la réorganisation des mouvements au sein de ce secteur sensible en prenant en compte le côté sécuritaire.


Lire le communiqué

550 vues