Prison de Fleury-Mérogis : D5 - Étalage de violence



Ce Jeudi 28 mai 2020 vers 15h50 sur le bâtiment D5, les neurones d’un arrivant ont disjoncté lors d’une consultation à l’unité sanitaire.

En effet au cours de l’audience avec une psychiatre, le déséquilibré a perdu tout discernement.

Après avoir reçus à plusieurs reprises l’ordre de sortir du bureau, notre nouveau pensionnaire s’est levé puis à arracher l’ordinateur de la salle d’entretien et l’a jeté violemment au sol, à proximité de ce professionnel de santé.

Lors de l’intervention afin de le calmer, l’individu a alors tenté de porter un coup de poing au visage d’un collègue.

L’UCSA du bâtiment D5 avait déjà été le théâtre par le passé d’une grave agression envers un collègue par un détenu au profil « psy » et instable qui avait particulièrement marqué l’ensemble des personnels.

Malgré la qualité des observations des collègues afin de souligner le profil dangereux de ce détenu, c’est bien grâce à la réactivité et au professionnalisme du personnel que nous avons évité le pire.

Le personnel ne peut travailler doter d’une camisole de violence, les enfermant sans autre solution que celle de subir les frasques incontrôlées de ces pensionnaires.

Force Ouvrière n’a eu de cesse de dénoncer la gestion des détenus à profil « psy », malgré tout, force est de constater que les choses ne s’améliorent pas dans notre établissement.

Malgré le signalement de cette personne détenue comme ayant des troubles du comportement, notre organisation s’étonne de le voir affecté sur une tripale « lambda ».

De plus Force Ouvrière regrette également le manque de moyen humain, en effet, plus d’effectifs présents auraient permis d’encadrer plus efficacement l’escorte de ce détenu.

Bien que les modalités de mouvement précise l’ouverture à deux agents et un gradé, pour notre organisation, la dangerosité du détenu ne disparaît pas à l’ouverture d’une porte...

Force Ouvrière renouvelle ses félicitations à l’ensemble des agents du bâtiment D5 tous corps et grades confondus et tient à témoigner de son soutien indéfectible vis-à-vis de tous.

Force Ouvrière exige un recensement de ces bombes à retardement dans nos murs et leurs placements en UHSA.

Force Ouvrière demande la plus grande sévérité dans la sanction disciplinaire du détenu et une prise en charge adaptée à son profil.


Lire le communiqué

SYNDICAT NATIONAL PENITENTIAIRE FORCE OUVRIERE

3 Avenue de Bellevue 91210 DRAVEIL –Tel : 01.69.39.10.00

www.fopenitentiaire.fr – Courriel : secretariat@fopenitentiaire.fr