Prison de Belfort : Le cluster Belfortain



Dix neuf sur trente trois qui dit mieux ? Triste record...


Notre établissement a subi l’épidémie de coronavirus de plein fouet, les agents sont tombés les uns après les autres avec différents degrés de gravités.


17 personnes testées POSITIVES au COVID19 parmi les 19 malades.


Sans parler des familles des personnels qui ont été les victimes collatérales de cette situation.

Les médias nous parlent de contamination dans les abattoirs, mais nous au 1 rue des boucheries, nous n’avons rien vu ! Pas de vagues...

Où étaient les services de l’état ? l’ARS était aux abonnés absents, aucune enquête diligentée sur une éventuelle contamination de masse.

Obéissant aveuglément à notre DI, la direction locale au début de la crise n’a cessé de minimiser la gravité de la situation. Nous avons frisé le ridicule lorsque les gants latex ont été placé dans le bureau et sous la responsabilité directe du gradé ou lorsque les postes protégés ont été doté de lingettes ANTISTATIQUES en guise de lingettes désinfectantes.

Évidemment l’équité entre les services a été respectée : ni masque ni gel sous peine de sanctions. Lorsque nous constatons que la DI envoie des masques aux détenus et non aux surveillants (sous prétexte que la préfecture de Belfort nous en a fourni...) nous pouvons nous interroger sur l'estime que porte notre administration à ses agents...

Nous avons eu l’impression que pour notre hiérarchie l’important était de faire tester les agents malades pour être sûr que ce n’était pas des arrêts maladie de complaisance.

Jamais de remise en question !

Lorsque notre structure était réputée inadaptée à la doctrine régionale nous avions plus de visiteurs, donneurs de leçon, mais au cœur de la tempête plus personne !!! Pas un mot. Pour les malades pas une visite.

L’employeur étant le garant de l’intégrité de ses personnels (art.L.4121-1), et puisqu'il nous a abandonné, nous faisons valoir nos droits auprès de notre ministre de tutelle pour que le COVID19 au sein de la maison d’arrêt soit reconnu comme étant un AT et non un CMO.

Et maintenant ? Quand aurons nous une désinfection des locaux ? Le changement du mobilier dans les chambres de repos et la salle commune ? Tout simplement du matériel de protection adéquat et des mesures d’hygiène adaptées !


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