Prison d'Amiens : Haine et violence



Ce dimanche 26 juillet, notre établissement a de nouveau été le théâtre d’une agression d’une violence comme rarement Amiens a pu connaître.

Mécontent de la gestion des mouvements promenade sur l’établissement, un de nos pensionnaire s’en est pris a notre collègue au moment de la descente promenade, tentant de lui apprendre son métier.

Mais c’est à la remontée de celle-ci qu’il s’en est pris physiquement au surveillant affecté à l’étage. Qu’aurait pu être l’issue si notre collègue n’avait pas pris la précaution de demander aux autres surveillants présents de rester sur son étage quelques instants pour aller le voir en cellule alors qu’il appelait notre camarade. Car en effet préméditant son coup il attendu que les mouvements soient terminés pour appeler le collègue, espérant probablement que celui-ci soit seul face à lui et son codétenu.

C’est alors que tout dégénéra, le détenu s’opposant au surveillant l’empêchant de refermer la porte de cellule, profitant de la situation pour entraîner le collègue dans la cellule et l’attraper au niveau du cou, tentant de l’étrangler. Sans l’intervention des autres surveillants faisant une nouvelle fois preuve d’un professionnalisme indéniable, on n’ose imaginer ce qu’il aurait pu advenir de notre collègue.

Faut-il attendre que nous apportions une gerbe de fleur à nos familles pour que notre direction ne reprenne ses esprits ?

Depuis plusieurs semaines notre organisation, mais également nos confrères réclament le retour à une promenade unique le week-end, comme cela était avant que notre direction ne change tout pour le confinement.

Nous savons tous que ces mouvements le week-end sont propices aux incidents, nos pensionnaires profitant d’une part des effectifs restreints, sur une recrudescence flagrante des projections sur ces jours, mais aussi des faveurs accordées par notre directeur, il y a quelques temps lors de l’une de ces remontées de promenade.

1 jour d’ITT, a été prescrit, mais au-delà c’est un terrible traumatisme psychologique auquel notre collègue va devoir faire face.

LE BUREAU LOCAL FORCE OUVRIÈRE, apporte tout son soutien a notre collègue.

LE BUREAU LOCAL FORCE OUVRIÈRE, exige des sanctions disciplinaires et pénales à la hauteur du traumatisme.

LE BUREAU LOCAL FORCE OUVRIÈRE, exige un retour a la promenade unique le week- end !

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