DI de Bordeaux : La honte...



La honte de devoir continuer un travail de plus en plus difficile et totalement non-reconnu.

La honte de devoir aller au travail avec la peur de se faire agresser.

La honte de travailler et de se dire que la voyoucratie, a, aujourd'hui, plus de droits que le personnel.

La honte d'aller au travail et de devoir subir le diktat des directions, toujours prêt à chouchouter ses pensionnaires au détriment de la sécurité de ses agents.

La honte d'être sanctionnés si l'on a l'outrecuidance de manifester, suite aux agressions quotidiennes, qui reflètent parfaitement la société laxiste d'aujourd'hui.

La honte d'être quasiment inexistants face aux médias, quand, TOUS LES JOURS, nous subissons des agressions physiques et verbales qui sont de plus en plus violentes et sanglantes. Nous sommes la troisième force de l'ordre dans ce pays, mais pour nos dirigeants, nous sommes invisibles, les murs de nos établissements sont trop hauts. Mieux vaut parler des policiers, des gendarmes et des pompiers.

La honte de voir que notre collège, gravement brûlé, qui n'a même pas reçu la visite de notre nouveau GDS, pourtant très prompt à se faire mousser à Fresnes, dès son investiture. Et que dire de notre DAP, toujours prêt à sanctionné notre mal-être général.

La honte de se dire que, malheureusement, un jour, l'un d'entre nous tombera définitivement face à un voyou que notre chère administration aura choyé, pour s'acheter la paix sociale et carcérale. Car, tout va dans ce sens. Les détenus doivent être au mieux, et l'AP doit trouver des solutions pour les satisfaire.

La honte est en fait un sentiment que nos dirigeants devraient ressentir, tous les matins, à leur réveil. Honte de ne pas mettre tout en œuvre pour la sécurité de vos agents !

Honte de préférer lancer un audit sur le suicide des détenus, alors que suite aux agressions quotidiennes, nous avons le taux le plus élevé de suicide de la fonction publique !

Honte de mépriser des femmes et des hommes qui risquent leur vie, pour garder les individus que la société veut cacher. Des détenus de plus en plus dangereux et une haine grandissante.

Honte à vous de TUER notre profession en ignorant notre souffrance.

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