Prison de Villepinte : La Maison d'arrêt a évité un drame


Mardi 21 avril 2020, lors de sa prise de service, le gradé est averti par des agents qu’un détenu est particulièrement virulent.

L’individu aurait proféré des menaces physiques à l’encontre du personnel si celui se présenterait devant sa cellule.

De plus, cette personne est connue pour avoir déjà commis des actes de violence et est arrivée chez nous par MOS.

L’objet de cette haine : une sombre histoire de cantine, tirée de l’imagination fertile de ce pensionnaire.

Après en avoir avisé sa hiérarchie ainsi que le partenaire privé, les personnels présents décident de s’entretenir avec l’individu.

Ce dernier ne voulant pas entrer dans une discussion constructive envoie balader tout le monde.

Lors de son retour en cellule, il continue à proférer des menaces à l’encontre des agents.

Une fois sa porte ouverte, il sort ses cantines sur la coursive et entame un refus de réintégrer sous prétexte que sa livraison n’était pas complète.

Il est remis en cellule par les agents où il se saisit d’une casserole qui se trouvait sur la plaque chauffante et se tient ainsi armé, prêt à projeter de l’huile bouillante sur le personnel présent.

En entendant les renforts arriver, suite au déclenchement de l’alarme, le détenu s’est précipité vers les toilettes pour vider le contenu de sa casserole dans la cuvette des WC, puis est rapidement maitrisé et mis en prévention.

Cet incident met en lumière ce qui se passe trop souvent dans nos détentions : des détenus condamnés, souvent à de lourdes peines, qui croupissent en maison d’arrêt au lieu de rejoindre des structures plus en rapport avec leur catégorie pénale.

Le faux prétexte des cantines, la tentative d’agression physique sur les personnels, sont autant de messages envoyés vers les hautes instances.

Faut-il attendre un passage à l’acte afin de voir leurs vœux se réaliser ?

N’avons-nous pas connu suffisamment de prises d’otage, d’agressions ou autres actes violents pour que l’on soit capable d’en tirer des leçons ?

Il est inadmissible que les personnels de surveillance servent de fusible lorsqu’un individu, devant être en établissement pour peine et qui végète en maison d’arrêt, se décide à passer à l’acte.

Les agents n’ont pas à faire la douloureuse expérience de la lenteur administrative !

Le Bureau Local FORCE OUVRIÈRE apporte tout son soutien aux agents de la MA !

Le Bureau Local FORCE OUVRIÈRE réclame le transfert immédiat de cet individu !

Lire le communiqué

#Villepinte

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