Prison de Fleury-Mérogis : Vers un désengagement de la violence !?


La crise sanitaire qui touche notre établissement aurait-elle des vertus « d’angélisme » sur les sanctions disciplinaires aux yeux de la Directrice adjointe ?

Le bureau local Force Ouvrière fait le constat amer que la parole de certains détenus est au-dessus de celle du personnel. Et de quel pedigree parle-t-on ?

Un détenu multirécidiviste, faisant l’objet d’une ouverture à 2+1, qui pisse sur notre uniforme, imprévisible, potentiellement dangereux, agresseur de personnels et qui est constamment dans la provocation.

Pour rappel, pour l’ensemble de ses faits d’armes au sein de nos différentes détentions, il a été affecté à l’unité pour détenus violents au mois de février. Sur décision, il la quitta pour intégrer le bâtiment D1, le 14 avril 2020. Ainsi, cette sortie que nous qualifions « de prématurée » s’est fait sous consentement de la directrice adjointe entre autre, en se basant sur ses déclarations « de bonne foi » et « de bonne conduite » à venir, malgré les difficultés constatées lors de sa gestion au sein de cette unité spécifique.

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent !!

Mais le naturel revient au galop, le 17 avril vers 11h30 il est recadré par le 1er surveillant pour avoir désorganisé la remontée des promenades en réintégrant le dernier de son étage. Qu’a-t-il retenu lors de son séjour à l’UDV? Vraisemblablement rien, puisque lors de son raccompagnement en cellule, il provoqua verbalement le gradé et l’ensemble des collègues.

Face à ses nombreuses provocations verbales sous l’œil expert de « madame caméra », le personnel a fait preuve de sang-froid et de professionnalisme.

Au regard de son agressivité verbale, son impulsivité et sa dangerosité potentielle, le gradé de service décida d’anticiper sur la distribution de son repas. À l’ouverture de la cellule, sa virulence était de plus en plus précise tant dans ses propos que dans son comportement.

« Je vais violer ta famille, tu vas mourir, tu me connais pas, tu fais le chaud, je vais vous enculer même si vous êtes à plusieurs ». Le gradé pour se protéger ainsi que le personnel placé sous son autorité à réagi avec discernement et professionnalisme pour le maîtriser dans l’escalade de sa violence.

L’intervention des ELAC a été nécessaire pour son placement au quartier disciplinaire.

Coup de théâtre ! Le lendemain des faits, la Directrice adjointe après visionnage exclusif des images exemptées du son mais aussi des écrits des agents décide de la levée de la sanction disciplinaire.

Visiblement l’audience unilatérale de circonstance avec le détenu a suffi pour la convaincre de nouveau de « sa bonne foi » et « sa bonne conduite ».

Pour Force Ouvrière, nous n’avons pas la même définition du désengagement à la violence et nous demandons que son transfert sorte des tiroirs de la Direction Interrégionale avant que le pire arrive !!

Enfin, pour Force Ouvrière cette décision est proprement scandaleuse et montre un désaveu pour son personnel, son encadrement et la direction du bâtiment D1 au moment où ces derniers attendent un soutien sans équivoque.

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#FleuryMérogis

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