Prison de Fleury-Mérogis: La contagion continue !


Alors que le virus du Covid-19 focalise l’actualité et inquiète les personnels tous corps et grades confondus avec raison.

Le bureau local Force Ouvrière continuera quant à elle à dénoncer une autre épidémie qui gangrène nos détentions et meurtrie les personnels tant psychologiquement que physiquement : les trop nombreuses agressions !!

Ainsi, en l’espace de deux jours les personnels du bâtiment D3 ont dû faire face à deux agressions.

Hier vers 18h05, lors de la distribution du repas un détenu du 2e étage connu pour son trouble du comportement et faisant l’objet d’une ouverture renforcée à agresser deux de nos collègues.

En effet, n’acceptant pas le refus du surveillant d’étage d’un deuxième petit déjeuner, justifier pour la circonstance par le nombre limité de portion. Le détenu s’emporta en l’insultant en évoquant une hypothétique paternité « sale bâtard ».

Puis il essaya de forcer le passage en utilisant son plateau repas avant de cracher aux visages de deux collègues.

L’intervention fut difficile et délicate au regard de l’agressivité du détenu.

Les agents ont été pris en charge et un collègue présente une blessure localisée aux doigts.

Aujourd’hui vers 11h40, un autre détenu affecté au QI du bâtiment D3 n’a pas su contrôler son taux de testostérones. Lors de la distribution du repas, il a déposé son plateau sur le chariot prévu à cet effet et a refusé de rentrer en cellule. Malgré les injonctions des agents, il a refusé d’obtempérer.

Puis d’un geste brusque il a porté un violent coup de pied à un agent en direction de ses parties intimes.

La réactivité et le professionnalisme des agents ont permis de maîtriser ce détenu connu aussi pour son trouble du comportement.

Le bureau local Force Ouvrière demande à l’ensemble des personnels de ne pas hésiter à déposer plainte et les accompagnera dans les différentes démarches judiciaires et administratives.

Par ailleurs, le bureau local Force Ouvrière souhaite la même réactivité de la justice dans le traitement des dossiers pour ces personnes détenues que lorsqu’il s’agit d’une mise en cause d’un fonctionnaire de l’administration pénitentiaire dans l’exercice de ses fonctions.

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