Prison de Fleury-Mérogis : Tension maximale !


Depuis plusieurs jours la situation est très tendue sur le bâtiment D5. Les agressions se multiplient et le personnel s’irrite de ce climat d'insécurité. Le nombre de mise en prévention explose sur cette structure et beaucoup de personnels arrive au travail à reculons quand ils parviennent à franchir la porte de notre établissement.

Ainsi, la gestion des profils psy est au cœur de cette problématique , nous sommes conscient qu’on ne peut changer les choses avec un claquement de doigts. Nous mesurons madame la Directrice de la Sécurité et des Detentions la difficulté de votre tâche mais nous ne comprenons pas les atermoiements sur ce dossier.

De même, quand certaines décisions ont été acté notamment le doublement des cellules du 2e milieu pour freiner l’arrivée mécanique des 2+1 et casser l’image de cette aile tristement célèbre. Notre organisation professionnelle constate avec amertume que certains sont réfractaires à l’éclatement de cette aile et freinent des pieds.

Pour rappel, plusieurs agents ont fait les frais de graves agressions de ces détenus spécifiques atteints de trouble du comportement hébergés sur cette annexe SMPR qui porte que le nom mais est dépourvue de moyens humains et matériels.

Quel message envoyé pour le personnel quand un détenu atteint de trouble du comportement qui a déjà agressé un collègue il y a quelques jours sur le bâtiment D5 doit réintégrer l’annexe des « fous » après un cours séjours au SMPR .

Les faits se sont déroulés hier vers 16h00, dès son arrivée il a tenté d’agressé l’officier afin de lui asséner un coup de poing. Les agents présents à proximité ont pu le maîtriser non sans difficulté dans sa violence démentielle.

Le bureau local Force Ouvrière s’insurge contre cette décision ubuesque qui dilue le message de soutien apporté aux personnels tous grades et corps confondus !

Aujourd’hui, vers 9h45 un détenu au profil « psy » et faisant l’objet d’une ouverture renforcée à 2+1,inonde sa cellule au 2e milieu avec la présence d’éclats de verres au sol.

Le premier surveillant qui était intervenu la veille pour maîtriser le retour du « fou » qui lui avait brisé les lunettes lors de l’intervention est de nouveau solliciter pour cette ouverture.

Aussitôt que la porte de la cellule fût ouverte , le détenu déterminé à planter du « bleu » fonça sur les collègues avec vraisemblablement une arme artisanale. Fort heureusement, ils parviennent à s’échapper de ce traquenard en fermant instinctivement la porte non sans difficulté.

Le bâtiment a été bloqué et les ELACS réquisitionnés pour maîtriser le forcené en proie à une violence délirante. Le premier surveillant a été particulièrement choqué par la virulence et la préméditation des actes de ce détenu connu au répertoire des « fous » propres au bâtiment D5.

Depuis quelques temps ce professionnel est sollicité pour gérer des situations extrêmes sur ce bâtiment qui l’ont particulièrement affecté . Aujourd’hui il a vu défiler sa vie et a craqué psychologiquement au regard de ce déversement de violence inouïe.

Le bureau local Force Ouvrière demande une prise en charge psychologique pour l ‘ensemble des agents qui en éprouvera le besoin sur le bâtiment D5.

Le bureau local Force Ouvrière demande la mise en œuvre des travaux pour doubler les cellules du 2e milieu et l’éclatement définitif de cette annexe SMPR.

Le bureau local Force Ouvrière apporte un soutien sans faille aux personnels dans l’exercice de leur fonction.

Le bureau local Force Ouvrière demande un redoublement de vigilance et des mesures appropriées pour la gestion de ces détenus particulièrement signalés.

Le bureau local Force Ouvrière restera attentive sur la gestion de ce dossier sensible.

Madame la Directrice du Département de la Sécurité et des Détentions , ne vous servez pas du prétexte sécuritaire pour nous empêcher d’accéder à une structure et nous faire taire, alors que l’incident est déjà isolé.

Le bureau local Force Ouvrière continuera à dénoncer ces actes intolérables et proposer des solutions pour préserver et garantir la sécurité de l’ensemble des personnels .

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