Prison de Fleury-Mérogis : Déclaration liminaire CHSCT


La prévention de la violence commence par la prise en compte des

observations de l’ensemble des personnels…

Le 22 octobre 2019

Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs

En ouverture de ce Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail, notre organisation syndicale souhaite évoquer au sein de cette instance la lourde agression survenue le vendredi 04 octobre 2019 à un agent affecté sur le bâtiment D5.

Bien évidemment, nous concédons tous que cette violence gratuite laissera des traces tant au niveau psychologique que physique pour notre collègue sans compter l’émotion suscitée par cet acte odieux.

Cette sauvage agression a été commise par une personne détenue atteint de troubles du comportement où les nombreuses observations des personnels signalaient un potentiel passage à l’acte imminent.

Sans compter nos nombreux écrits pour pointer du doigt les difficultés rencontrées avec ces détenus au sein des différentes détentions qui sont responsables de la plupart des agressions sur le personnel.

Pour rappel, une aile qualifiée de « vulnérable » a été mise en place au 2e milieu du bâtiment D5 sans passage au comité technique de l’établissement. Ainsi, cette « annexe SMPR » a été décriée par Force Ouvrière à travers ces différents communiqués et interventions pour son manque de contenu, de moyens et de formations spécifiques des personnels affectés créant ainsi un contexte professionnel fortement dégradé.

Parallèlement, notre organisation professionnelle est consciente des marges de manœuvres réduites , avec un SMPR saturé et des difficultés de prise en charge en Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) . D’autant plus que près de 30 % des détenus incarcérés sont atteints de troubles du comportement ce qui nécessite une prise en charge spécifique.

Par ce constat d’ensemble, Force Ouvrière demande une réflexion sur l’agrandissement du SMPR et la mise en œuvre d’une aile spécifique avec du contenu et une formation appropriée. Vous conviendrez que cette réflexion doit se faire en étroite collaboration avec le corps médical.

Ainsi, à notre demande cette problématique a été ajoutée à l’ordre de jour afin d’analyser et de prendre les mesures nécessaires pour préserver l’intégrité physique et mentale des personnels au contact de ces détenus imprévisibles et dangereux dont ils assument la gestion au quotidien.

Par ailleurs, nous regrettons que Force Ouvrière n’est pas été conviée au niveau local au groupe de travail portant sur la prévention des violences.

Nous demandons que cet oubli de circonstance soit rectifié et que nous pussions disposer de tous les documents relatifs à ce groupe de travail. Est-ce nécessaire de rappeler à certains que nous représentons la majorité des personnels et que leurs expressions ne sauraient être prise en otage !!

Aucun groupe de travail investit par l’administration ne peut ignorer notre représentativité acquise lors des dernières élections professionnelles comme le prévoit les dispositions en l’état.

Madame la Présidente, vous connaissez notre implication sur ce sujet dont Force Ouvrière a été à l’initiative au niveau ministériel, car pour notre organisation la sécurité des personnels ne se marchande pas !!

Enfin nous tenons à saluer le travail remarquable réalisé par le pôle SST sur notre établissement. Leur réactivité, leur professionnalisme et leur sens de l’écoute sont indispensables pour l’ensemble des personnels. Nous souhaitons que ce pôle soit plus étoffé en effectifs et bénéficie d’une formation approfondie pour répondre aux exigences du terrain.

En conclusion, Force Ouvrière réaffirme une action concertée et renforcée avec le personnel pénitentiaire et médicale pour lutter efficacement sur la gestion des détenus atteints de troubles du comportement en milieu carcéral.

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#FleuryMérogis

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