Prison de Béthune : L'homme araignée


Alors que les personnels viennent de vivre une semaine particulièrement difficile avec la mort de deux détenus par pendaison, les personnels béthunois ont dû faire face dimanche matin à un acte désespéré d’un détenu qui s’est jeté délibérément du 2ème étage de la section B dans le filet du B1 puis a resauté du B1 jusqu'au rez-de-chaussée pour aller se jeter dans les escaliers qui mènent au sous-sol de la section B.

Alors que les personnels, l’ucsa, les pompiers et le SAMU prenaient toutes les précautions nécessaires pour le médicaliser, celui-ci s’est remis sur ses jambes et a voulu en découdre avec ces derniers. Avec le concours de l’ensemble des forces présentes, le détenu a été maitrisé et le médecin du SAMU lui a administré un calmant par injection lui permettant de dormir jusque le repas du soir et a refusé son transport vers le centre hospitalier sous prétexte que celui-ci simulait. Le détenu a été réintégré en cellule avec deux autres détenus sur le rez-de-chaussée B.

Ce lundi 15 octobre, ce détenu est vu le matin par les infirmiers psy et par le psychiatre dans le courant de l’après-midi, celui-ci décrète un pointage TOUTES les 30 MINUTES pour la nuit et déclenche également une demande d’hospitalisation d’office.

Cherchez l’erreur ???

Le syndicat local Force Ouvrière rappelle que les personnels pénitentiaires ont les missions de garde, de sécurité, de réinsertion et n’ont pas des diplômes de psychologie ou de psychiatrie !!!

Pour le syndicat local Force Ouvrière, le détenu aurait dû être dirigé vers le centre hospitalier ou vers un établissement spécialisé dès le dimanche matin vu la gravité de son geste.

Le syndicat local Force Ouvrière constate que les services d’urgence se sont dégagés de toutes responsabilités en refusant son transport au centre hospitalier tout comme l’UFP de l’établissement qui attend lundi après-midi pour effectuer une demande d’hospitalisation d’office et instaurer un pointage toutes les 30 minutes.

Mais la journée, l’UFP ne décrète aucun contrôle, deux poids, deux mesures !!!

N’aurait-il pas été plus judicieux et plus sécuritaire que ce détenu soit hospitalisé en urgence dès le lundi matin afin qu’il soit pris en charge médicalement et psychologiquement dans une structure hospitalière en vue d’un transfert en établissement spécialisé comme l’EPSM ou l’UHSA ??

Mais pour rien changer, ce sont une nouvelles fois, les personnels pénitentiaires qui doivent endosser cette responsabilité sur un geste suicidaire de la part d’un détenu, comme quoi les deux décès par pendaison en une semaine de deux détenus ne suffisaient pas.

Le syndicat local Force Ouvrière, demande au Chef d’Etablissement, de prendre toutes les mesures et dispositions nécessaires si un tel cas devait se reproduire en dirigeant la personne détenue vers le centre hospitalier en vue d’une prise en charge médicale adaptée.

Lire le communiqué

#Béthune

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