Prison d'Eysses : Où allons-nous ?


Quelle âpre déception ! Après l’agression dont a été victime le gradé du bâtiment B, ce 20 septembre 2018 vers 9H15 ; aucune personne de l’encadrement n’a daigné se déplacer pour s’enquérir de la situation et prendre des nouvelles des agents !

Ils sont surement victimes du syndrome du mur d’Hadrien grâce auquel aucun éclat de la vie carcérale ne vient perturber leur routine servant à peaufiner un semblant de respecto, à coups de pauses, sur le parvis de cette ancienne abbaye bénédictine.

De là une agression à coups de balai sur un de vos gradés n’émeut pas plus que des menaces redondantes ou des averses d’insultes sur vos agents.

Ce détachement et ce relâchement transpirent par tous les pores de ces sanctions trop clémentes pour assoir un embryon de règlement intérieur digne de ce nom.

RIEN N'ÉVOLUE !

Les profils mis en cause pour menaces, ceux qui ont eu maille à partir avec vos agents ou ceux, bien identifiés, qui ne demandent qu’à passer le cap de l’altercation physique, stagnent encore dans nos geôles :

C’est à n’y rien comprendre ! Nous vous l’avions déjà signalé, Eysses doit se mériter.

Pour le syndicat local Force Ouvrière, il est inacceptable que des détenus condamnés à des peines de prison supplémentaires pour des faits commis sur agent soit encore à l’établissement. Ayant pris des retards sur nos précédentes doléances, il est indispensable que de rapides transferts soient effectués !!!

Le syndicat local Force Ouvrière est présent pour vous témoigner de cet écœurement général qui accompagne chaque prise de service en détention. Chacun espère que la faction se passera sans problème susceptible de les mettre en danger ou de les décevoir, tant les parapluies s’ouvrent vite à Eysses.

On oublie des rapports lors des passages en commission de discipline. La tentative de meurtre n’a rien changé au déroulement du mouvement sport, malgré des nombreuses propositions émanant des gradés constamment bottées en touche. Le 28 aout 2018 devant la délégation nationale Force Ouvrière, un personnel de direction s’est fait mettre plus bas que terre par, justement, l’agresseur du chef du bâtiment B. À peine les mises en prévention ont-elles débuté que les protagonistes en sont acquittés. Les Motorolas d’un autre âge ne fonctionnent qu’à leur bon vouloir. Le droit de tirage de la DI de Toulouse est dépassé de plus de trente détenus, que faites-vous ? Voici quelques tristes exemples jalonnant le quotidien d’Eysses que nous pourrions agrémenter de dizaines d’autres si le cœur y était.

Non, rien n’a changé ! Tout se fait à l’emporte pièce, toujours au dernier moment, voila la vrai politique au Centre de Détention Eysses. On minimise chaque fait divers en cherchant la faille : Ne surtout pas avoir de problème avec la population pénale qui pourrait assombrir leurs desseins à long terme. Pour cela une politique de l’autruche avec ses incessants recadrages des gradés, cassent la cohésion de travail efférente qui nous fait tant défaut. En réalité, cette esbroufe de pacotille masque une réelle vacuité de cette gestion du CD dont les répercutions n’auront de cesse de nous faire courber l’échine.

Quoi qu’il en soit le SLFO félicite les agents présents et les assure de notre entier soutien en restant à leur entière disposition.

Le syndicat Local Force Ouvrière exhorte notre Direction à se ressaisir afin de redonner toutes ses lettres de noblesses à la profession régalienne que nous représentons.

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#Eysses #Agressions

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