Prison d'Épinal : Qui est la victime ???


Malsain…Malsain et tendu, tel est le climat instauré depuis quelques semaines à la Maison d’Arrêt d’Epinal…A l’origine, la fameuse fouille du 3 octobre dernier, qui a déjà fait tant couler d’encre, où certains n’ont pas hésité à traîter nos collègues de couards et autres termes peu flatteurs…

Il s’avère que lors de cette nuit, le discours d’un agent ,(entre autre l’un des instigateurs du précédent tract en question), dont le comportement rechigneur et peu enclin à exécuter les ordres, a dépassé les bornes :

« Il fait chier banania »

Ces propos insultants, prononcés à l’encontre du premier surveillant en poste cette nuit- là , ne sont parvenus aux oreilles de l’interessé que plusieurs semaines après les faits.

Blessé, notre collègue demande audience à la direction, qui lui confirme la teneur des propos, lui assure que l’agent a été recadré verbalement le soir même par un membre de l’encadrement et que la DI en a été avisée (Par la direction elle-même).

Les jours passent, mais rien ne se passe, ni sanction, ni explication…Ou plutôt si, ce silence encourage certains à « jeter de l’huile sur le feu », et au motorola on peut entendre des cris de « Tarzan », la chanson « chaud, chaud, chocolat », « qui va me chercher un chocolat chaud ? »..etc…

Notre collègue, patient et conciliant jusque là demande alors à notre syndicat SNPFO d’intervenir auprès de la direction pour accélérer et en finir avec cette honteuse histoire.

Rendez-vous pris le 20 novembre, on nous assure que tout est mis en œuvre pour régler l’affaire ; une médiation est envisagée.

Entre temps les rumeurs circulent, enflent, (« S’il porte plainte, on va lui faire la misère… »), des agents du bureau FO sont pris à partie, des propos blessants sont à nouveau prononcés, à la limite du harcèlement moral…

Le jour de la médiation arrive enfin le 28 novembre dernier. La présence de représentants syndicaux n’étant pas souhaitée, notre collègue se retrouve seul face à son protagoniste , au directeur , et à 2 personnes de l’encadrement. La conciliation vire au cauchemar, de « victime », notre collègue passe à « accusé », se sent pris au piège avec l’impression d’assister à son procès au tribunal. « Verdict « : Aucune sanction, aucune explication , pire, des reproches…

Blessé, humilié, en colère, notre collègue sort, seul, et décide, de son propre chef, de porter l’affaire devant la justice, et se rend donc directement au commissariat pour porter plainte.

Le SNPFO apporte tout son soutien à notre collègue incompris et blessé dans son amour propre, rappelle à qui veut l’entendre que c’est une affaire entre 2 HOMMES, qu’il ne faut pas tout confondre et ne pas profiter de la situation pour susciter une guerre entre syndicats, n’en déplaise aux détracteurs.

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#Epinal

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