Déclaration Liminaire CTAP du 23 novembre 2017 le SNPFO appelle à L'unité face à l'urgence d


Rétention d’information, absence de réponse et de concertations diverses sont autant de causes qui témoignent à la fois de manque de respect de la part de nos interlocuteurs, mais qui favorisent surtout le climat de défiance dans lequel nous sommes contraints d’évoluer.

Mandaté par le Personnel de Surveillance, dans les fonctions que nous occupons actuellement, il est de la responsabilité du SNPFO-PS de vous soumettre toutes les interrogations et les inquiétudes pour lesquelles nous sommes régulièrement interpellés.

Cette liste, dont nous allons énumérer partiellement les thématiques, ne cesse de s’allonger quotidiennement. Alors dans un contexte tel que celui-ci, ne soyez pas surpris de voir apparaitre des réactions que vous jugerez quelques fois inadaptées, surtout lorsque des consignes sont données à l’échelle déconcentrée pour entraver le libre exercice du droit syndical en refusant, par exemple, systématiquement les crédits de temps syndical ou l’octroi d’autorisations spéciales d’absences pourtant prévues par décrets et plus particulièrement par l’article 16 du décret 82-447.

Idem s’agissant de l’absence d’une circulaire d’application du décret du 28 septembre 2017 relatif aux garanties accordées aux agents publics exerçant une activité syndicale. L’application de la loi semble désorganisée s’agissant des représentants du personnel.

Le dialogue social passe aussi par la reconnaissance des élus du personnel. Pourtant, l’administration s’acharne encore et encore sur ceux-ci, jusqu’à retarder l’envoi de leurs ordres de mission et détachements pour assister aux convocations de l’administration. Cette pratique qui s’apparente à une grivèlerie fait naître des situations financières préoccupantes, lorsque certains élus ont plusieurs milliers d’euros en attente de remboursement par l’administration. Et il en est de même pour les agents victimes dans l’exercice de leur fonction, dont une juridiction leur a octroyé dommages et intérêts que l’administration refuse de payer, faute de crédit soi-disant.

Dans la même idée, nous dénonçons fermement l’absence de discussions à la fois sur le programme de fidélisation des personnels promis dans le relevé de conclusions de 2015, la révision des critères de mobilité du CEA où un groupe de travail programmé a été annulé sans concession, mais aussi la rétention d’informations concrètes relatives à la mise en œuvre des réformes statutaires et plan de requalification des différentes filières. L’absence de visibilité sur les mesures catégorielles mentionnées dans le PLF2018 montre tout l’amateurisme de l’administration vis-à-vis des personnels.

Et puis, l’an passé, alors qu’il s’agissait de « valider » pour avis la circulaire relative à l’indemnitaire, FO Pénitentiaire s’était heurté à l’absence de réflexion sur les modalités d’attribution et des montants d’ICP et de l’IFO, pourtant promis avant la fin du 1er semestre 2017. Nous constatons cette année que la donne est identique. Encore une preuve de déni.

C’est aussi, dans ce contexte de dialogue social meurtri que le SNPFO-PS souhaite enfin avoir des réponses sur ces questions posées, notamment relatives aux ESP / Extractions Judiciaires Vicinales. Comment peut-on organiser la mise en place, dans plusieurs établissements pénitentiaires, des EJV/ESP alors que le groupe de travail s’est terminé dans un consensus commun, celui de l’absence de moyens adéquats et sans doctrine d’emploi ni de charte des temps.

S’agissant de la création d’une DI MOM : Pourquoi les promesses données ne sont-elles pas tenues ? La situation des personnels et établissements de l’Outre-Mer n’est-elle pas suffisamment dégradée ?

Et puis, comment ne pas s’indigner face au projet de l’ENAP qui, mettant en avant la sécurisation périmétrique de l’école, souhaite abroger la note du 7 juillet 2011, qui permettait aux publics domiciliés initialement dans les départements et territoires d’Outre -Mer, d’occuper les hébergements durant les périodes de congés ou de délais de route ! L’ENAP va - t -elle payer les billets retour des élèves ?

Les mois se suivent et se ressemblent. Pas un jour sans qu’un Collègue ne soit victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions. Pas un jour sans que les personnels pénitentiaires se demandent s’ils auront un jour le soutien réel et une reconnaissance palpable et affirmée par le Ministère et la DAP. La pénitentiaire est à l’aube d’un virage important : le nombre de départ à la retraite associé aux nouvelles missions dans un contexte de recrutement en berne, laissent présager des jours difficiles pour les personnels en tenue.

En conclusion, au regard de l’acharnement mené contre les représentants élus des personnels et le déni de dialogue social qui ne saurait tarir la motivation des représentants FORCE OUVRIERE, et vue la situation et les conditions de travail des personnels de tous grades et corps confondus, nous appelons nos homologues, responsables, à se réunir rapidement afin de faire front UNIS, face à l’administration et à ces directions, dans l’intérêt des personnels que nous représentons. Nous ne pouvons continuer d’ignorer davantage l’urgence d’une UNITÉ, au -delà de nos différences .

Lire le communiqué.

#Déclarationliminaire #CTAP

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