En charge de soutenir mon secrétaire général, j’occupe également des responsabilités avec l’élargissement du champ de nos missions. Le soutien à nos collègues des ERIS, des UHSI et UHSA, des extractions judiciaires…, les réponses à apporter à toutes les questions attachées aux aspects sécuritaires de notre profession, l’attention particulière portée aux personnels affectés dans les Maisons Centrales ou dans les établissements pour Mineurs,  sans oublier les collègues des grandes Maisons Arrêts est un travail de tous les instants pour qui s’intéresse à ces spécificités Pénitentiaire, car il en va de la sécurité de nos collègues mais plus généralement de la sécurité publique.

 Malheureusement avec la prolifération des textes,  les défis pour les personnels pénitentiaires sont de plus en plus compliqués à relever… Cette abondance excessive engendre instabilité et insécurité, bien peu propices à instaurer la confiance qui est le «Terreau » indispensable à toute activité professionnelle…

 L’élargissement du champ de nos missions a eu pour conséquence, la modification de notre Code de déontologie dans son exigence. Les questions des moyens tant sur le plan humains que matériels restant désespérément en suspend !

La confiance, c’est l’ingrédient de base sans lequel aucune relation humaine ne peut avoir de sens, surtout dans une profession à risque ! La confiance, c’est la disposition d’esprit de celui qui accorde crédit ou foi à son Interlocuteur. C’est ce sentiment de sécurité qui se dégage dans la relation à autrui lorsque l’on est assuré de la fiabilité de ce dernier. Il ne peut y avoir de relation viable ou d’avenir viable sans confiance. C’est le drame des Personnels de Surveillance qui sont lâchement abandonnés par leur hiérarchie !

J’espère donc de tout cœur que nous arriverons enfin à faire avancer nos revendications ! 

Pour FORCE OUVRIÈRE les Etats Généraux s’imposent

FORCE OUVRIÈRE ET RIEN D’AUTRE

                                                                                                                                                                 James VERGNAUD

[toggles]
[/toggle]

Le premier niveau est composé de 6 Centrales dites sécuritaires :

CLAIRVAUX

MOULINS

ST-MAUR

ARLES

LANNEMEZAN

CONDE sur SARTHE

Il faut rajouter cependant les quartiers centrale de QMC REAU et d’ANNOEULLIN qui ont en charge des détenus équivalents. Et dans cette catégorie bientôt :

QMC DE VALENCE (120 places )

VENDIN LE VIEL !

Le deuxième niveau comporte  des détenus qui arrivent plutôt en fin de peine, ou a leurs demandes si leur pedigree le permet. Des personnes détenues longues peines qui n’ont pas les mêmes degrés de dangerosité. Des profils particuliers aussi comme les délinquants sexuels  sont plus nombreux dans ce type de centrale que dans celle du premier niveau !

ENSISHEIM

ST MARTIN-DE-RE

POISSY

CHÂTEAU-THIERRY.

Pour les deux catégories cependant une constance …Il s’agit de personnes détenues longues peines pour qui l’espoir d’amendement est faible. Le régime de détention d’après la loi doit être strict…. le concept architecturale est très contraint de part un cahier des charges sur la sûreté incontournable.

Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ÉRIS) ont été créées sur décision de Dominique Perben, alors ministre de la justice français, en février 2003.

Les Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité sont créées en 2003 après les mutineries successives dans les centrales de Moulins et de Clairvaux. À la création des équipes le nombre de personnes est de 210. En 2010, les Éris sont formées d’environ 400 personnes issues de l’administration pénitentiaire française.

Ces dix équipes régionales ont été spécialement formées et équipées pour agir en cas de tension dans un établissement pénitentiaire (maintien et rétablissement de l’ordre en milieu carcéral, sécurisation d’établissements pénitentiaires…). Elles assurent également la sécurité lors des transferts de certains prévenus et/ou de détenus au profil sensible. Cependant ces équipes ne se substituent pas aux forces de l’ordre républicain en cas de situation critique.

L’unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) est, au sein d’un établissement de santé, une unité prenant en charge les hospitalisations programmées de plus de 48 heures des personnes détenues. Pour les autres hospitalisations (urgentes ou de moins de 48 heures), les personnes détenues sont accueillies dans les établissements de santé situés à proximité des établissements pénitentiaires où elles sont incarcérées. Ces unités sont sécurisées par les forces de l’ordre (surveillance du bâtiment, des accès et mouvements des personnes détenues dans l’hôpital) et l’administration pénitentiaire, qui surveille l’intérieur de l’unité.

Ces unités permettent aux personnes détenues de bénéficier de tous les soins nécessaires, en ayant accès à l’ensemble du plateau technique de l’hôpital où elles sont implantées. Les durées de séjour y sont toutefois plus longues que dans les autres services hospitaliers.

8 UHSI en fonctionnement :

Les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) ne travaillent qu’en lien direct avec les établissements pénitentiaires. Ces unités ont vocation à prendre en charge des personnes incarcérées nécessitant des soins psychiatriques en hospitalisation complète. Les détenus peuvent être accueillis avec leur consentement ou sur décision du représentant de l’Etat, au vu d’un certificat médical.

L’UHSA est une unité hospitalière implantée au sein d’un établissement de santé, sécurisée par l’administration pénitentiaire. Celle-ci assure les transferts, le contrôle des entrées et des sorties, mais n’est pas présente au sein de l’unité de soins sauf en cas de demande du personnel soignant.

L’USHA peut accueillir des femmes et des personnes mineures, par exception aux principes pénitentiaires de séparation des détenus majeurs et mineurs, femmes et hommes.

Le programme de construction des UHSA, débuté en 2010, inclut 17 unités pour une capacité totale de 705 places, réparties en deux tranches. L’arrêté du 20 juillet 2010 fixe la liste des neuf UHSA de la première tranche (soit 440 places), leur établissement de santé de rattachement ainsi que leur ressort territorial.

Les lieux d’implantation et dates prévues d’ouverture sont les suivants :

  • USHA du CH Le Vinatier à Bron (Rhône), ouverte en mai 2010
  • USHA du CH Gérard Marchand à Toulouse (Haute-Garonne), ouverte en janvier 2012
  • USHA du Centre Psycho-thérapeutique de Nancy Laxou (Lorraine), ouverte en mars 2012
  • USHA du groupe hospitalier Paul Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne), ouverture 1er semestre 2013.
  • USHA du CH Georges Daumezon à Fleury-Les-Aubray (Loiret), ouverture en septembre 2013
  • USHA du CH Guillaume Régnier à Rennes (Ille-et-Vilaine), ouverture 2e semestre 2013
  • USHA du CH Seclin à Seclin (Nord), ouverture 2e trimestre 2013
  • USHA du CH Edouard Toulouse à Marseille (Bouches-du-Rhône), ouverture en 2014
  • USHA du Centre Hospitalier spécialisé Cadillac (Gironde), ouverture 2e semestre 2014.

La seconde tranche de construction, comportant 265 places, sera réalisée à partir de 2014.
Dans l’attente de la finalisation du programme UHSA, les hospitalisations complètes des détenus au sein des établissements de santé autorisés en psychiatrie restent possibles.

La charge des extractions judiciaires est transférée progressivement depuis le 5 septembre 2011. L’administration pénitentiaire est devenue compétente pour exécuter les extractions judiciaires mais aussi  les translations judiciaires et les autorisations de sortie sous escorte et le transport de la personne Détenue du lieu d’écrou à la juridiction, sa surveillance au sein de la juridiction avant et pendant la présentation au magistrat ou à l’audience et son retour à l’établissement de départ.

Les brigades cynotechniques après celles de Paris et de  Toulouse vont voir le jour sur Lyon et Rennes !

Nous regretterons toujours de ne pas avoir de Brigades dans tous les établissements pour peine ainsi que sur les grandes maisons d’arrêts …à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays européens !

Les mesures de control ayant baissé dans les prisons françaises avec l’article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009… Les brigades cynotechniques dans la pénitentiaire sont pour tous les agents un soutien intangible et très respecté !

Le développement des peines alternatives à l’incarcération a eu pour conséquence la création du placement sous surveillance électronique (PSE). Cette mission supplémentaire pour les surveillants vise à améliorer l’aménagement des peines. Cette mesure oblige le condamné à rester à son domicile de 19h00 à 8h00. Le PSE permet de travailler ou de suivre un parcours professionnel dans le cadre d’une formation.

Le cadre emploi reste encore à définir pour nos agents les « PSE » tant dans la reconnaissance de cette spécialité que dans une charte du temps de travail respectueuse de la vie de famille de nos collègues.

[/toggles]