Strasbourg, des surveillants à la peine

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Strasbourg, des surveillants à la peine

Prison FO a manifesté, lundi matin, devant la maison d'arrêt de l'Elsau. Lire Plus…

Sécurité à la centrale de Clairvaux : le statu quo

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Sécurité à la centrale de Clairvaux : le statu quo

Quatre jours après l’affaire Fofana, rien n’a changé à la centrale de Clairvaux. Le seul fait majeur est cette fouille très ciblée qui s’est déroulée jeudi soir entre 20 h et 23 h. Fouille en règle avec le soutien des ERIS (Équipe régionale d’intervention et de sécurité) et des personnels surveillants volontaires. Le butin laisse songeur (lire par ailleurs).
Pourtant, malgré le retentissement de cette affaire, qui a même fait réagir les personnalités politiques plongées dans la campagne présidentielle, les règles de sécurité n’ont pas été renforcées. Alors que les syndicats — FO Pénitentiaire en tête — ne cessent de réclamer la pose de portiques ultramagnétiques, aucune annonce n’a été faite en ce sens. « On nous a juste dit qu’on allait reparler des brouilleurs de portable », s’exaspère un surveillant.

Ambiance tendue

Pourtant, au cours des derniers jours, des tensions perturbent la quiétude de la détention. « L’ambiance est un peu tendue ; les barbus sont énervés ; ils n’acceptent pas d’avoir été dérangés dans leur routine », confie un surveillant qui préfère conserver l’anonymat. Les ERIS, présentes depuis deux jours sur place, vont rester en alerte tout le week-end, au cas où.
Cette sortie provocatrice de Youssouf Fofana ne semble pas avoir plu à tout le monde. Lors de la fouille de sa cellule, une paire de couteaux de confection artisanale auraient été découverts. Incarcéré depuis février 2011, le chef du « gang des barbares » n’avait jamais fait parler de lui. « Il avait juste été rappelé à l’ordre car il organisait des prières collectives », confirme un gardien.
Début février, un détenu originaire de Moselle, Abdelouahab Yezeiph, avait été pris en flagrant délit alors qu’il organisait un trafic de stupéfiants depuis sa cellule d’isolement par l’intermédiaire d’un téléphone portable. Il a depuis été transféré ailleurs. « Des portables, c’est tous les jours qu’on en trouve ! Les lois s’arrêtent aux portes des prisons », regrette un délégué syndical de FO.
Dans le même temps, les surveillants regrettent la récupération de certains qui voient dans cette succession de faits autant de raisons supplémentaires pour porter atteinte à l’avenir même de Clairvaux. La maison centrale ayant été sauvée de la fermeture il y a deux ans, cette question pourrait revenir comme un boomerang, avec un autre dénouement.

W.B

L'Est Eclair samedi 10 mars 2012

Affaire Fofana / Clairvaux : supermarché du numérique…

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Affaire Fofana / Clairvaux : supermarché du numérique…

Clairvaux- Téléphones portables et clé USB, ordinateurs et carte SD : les murs de la centrale de Clairvaux ne retiennent « presque » plus rien.

L'administration pénitentiaire agit en silence. Entre les miradors de la maison centrale de Clairvaux, le grand nettoyage a commencé.
Depuis les vidéos enregistrées et postées par Youssouf Fofana de sa cellule, les actions coups de poing animent la détention. L'opération « place nette » a débuté en fin de semaine dernière par la fouille de la cellule du chef du « gang des barbares », et s'est poursuivie jeudi. Encadrés par les gendarmes, les agents pénitentiaires ont ciblé une douzaine de cellules et plusieurs locaux communs. Dans la ligne de mire de la pénitentiaire : les détenus connus et reconnus pour leur appartenance aux réseaux islamistes dont ferait partie Abdelhamid Ferchichi. Et, comme ils s'y attendaient, leurs recherches n'ont pas été vaines. Quatre téléphones portables dont un iPhone 4, une clé USB, une carte mémoire SD, qui permettaient aux détenus particulièrement surveillés de communiquer avec l'extérieur, ont été saisis. Les ordinateurs dont ils disposent « légalement » ont été passés au crible et les investigations ont laissé apparaître de nombreuses connections internet. Entre autres documents, des images à caractère pédopornographique auraient été visionnées par certains d'entre eux. Une fois de plus, une réalité s'impose. Clairvaux était un mythe, c'est devenu une passoire. Les murs de cet établissement pénitentiaire réputé sécuritaire ne retiennent presque plus rien. On trouve de tout pourvu qu'on en fasse la commande.
Et les représentants syndicaux ne sont même pas étonnés. « Depuis des années, on a massacré l'âme de Clairvaux. Alors que les détenus craignaient d'y être incarcérés, les directeurs qui s'y sont succédé ont cassé le mythe. »

« Dérive libertaire »

Écœuré, le secrétaire général adjoint FO Pénitentiaire décrypte une réalité qu'il a vue s'imposer. « On demande le transfèrement de certains détenus depuis plus d'un an. On sentait les choses se faire, s'organiser. Mais nos craintes n'ont pas été entendues. Comme trop souvent. »
Emmanuel Gauthrin s'indigne d'une dérive « libertaire » au sein des centrales. « On leur permet de faire ce qu'ils veulent au mépris des normes élémentaires de sécurité. Nous ne cessons de le dire, face à ces hommes au profil spécifique, le régime disciplinaire doit être à la hauteur. Ce n'est pas du cinéma. Les agents font face à des détenus qui n'ont plus rien à perdre. » Portiques, brouilleurs de portable, fouilles et palpations : les agents tentent de faire entendre la voix de l'intérieur, « celle de la raison ».
Cette nouvelle illustration de la vie derrière les barreaux leur servira peut-être… ou pas.


Céline TILLIER et Willy BILLIARD


L'Est Eclair samedi 10 mars 2012

Une trentaine d’Agents bloquent la prison d'Aix-Luynes

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Une trentaine d’Agents bloquent la prison d'Aix-Luynes

Ils dénoncent le manque de personnel et devraient être reçus en fin d'après-midi par le garde des Sceaux.

Une trentaine d'agents ont bloqué ce jeudi matin le centre pénitentiaire d'Aix-Luynes, dans les Bouches-du-Rhône, pour protester contre une «gestion des ressources humaines désastreuse», dans le cadre d'un problème plus global de manque de personnel.

Le mouvement, entamé à 6h30, devait prendre fin en début d'après-midi, les syndicats étant reçus à 17 heures par le garde des Sceaux, Michel Mercier, en visite à Marseille.

Les manifestants, réunis autour d'un feu de palettes, empêchent les intervenants extérieurs (à l'exception du service médical) d'entrer et bloquent les extractions et transferts, sauf cas particuliers, ont indiqué les délégués régionaux FO Fabrice Cros et Laurent Paquet.

Les parloirs sont en revanche assurés dans l'établissement, «prévu pour 600 détenus, mais qui en accueille 850».

Le psychiatre en dernier recours

«Les agents sont à bout, pour certains en dernier recours c'est le psychiatre», selon Fabrice Cros. «Sur un effectif de 170 personnes, on a un taux d'absentéisme de 41%», a précisé Laurent Paquet, réclamant le départ de la directrice adjointe, accusée d'opposer une attitude relevant plus de «la dictature que du dialogue».

De manière plus générale, FO dénonce «des carences de personnel aggravées depuis 2001 et la réduction du temps de travail». «La proximité avec le détenu, il n'y en a plus, la sécurité, il n'y en a plus», déplore Laurent Paquet.

Signe de ce ras-le-bol, les personnels de la prison ont refusé spontanément de prendre leur service samedi dernier.

Plusieurs mouvements de protestation ont déjà eu lieu il y a quelques mois pour évoquer ces difficultés, suivis de réunions qui n'ont débouché sur aucune avancée, selon FO, déterminé à durcir le mouvement si la situation ne s'améliore pas. L'Administration pénitentiaire s'est refusée à tout commentaire.

(AFP)


Libération jeudi 1er mars 2012

Le ministre de la Justice aux Baumettes du futur avec les problèmes d'aujourd'hui

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Le ministre de la Justice aux Baumettes du futur avec les problèmes d'aujourd'hui

Michel Mercier a fait le tour du chantier de la prison marseillaise, avant de rencontrer les syndicats de la pénitentiaire. Lire Plus…

Perpignan, le feu ravage le mess de la prison

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Perpignan, le feu ravage le mess de la prison

C'est un surveillant qui, dans la nuit de lundi à hier peu avant 0 h 30, et depuis le mirador numéro 1 de la prison de Perpignan,
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